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Network - Entretien avec Damo Suzuki (Can)

par lou 12 Décembre 2013, 10:34

Pas vraiment besoin de présenter en détails l'homme. J'ai le grand plaisir de vous offrir cet entretien avec le légendaire Damo Suzuki, surtout connu pour avoir été le chanteur du groupe allemand CAN (sur les albums Tago Mago, Future Days, Ege Bamyasi). Il partage avec nous ses opinions, ses conceptions de la musique, la vie et les rêves. C'est aussi pour parler du Network, voyager à travers le monde, rencontrer des gens, des musiciens. C'est pour le partage, la connexion des émotions et des sentiments. C'est l'énergie positive contre les mauvaises ondes. C'est rassembler les gens pour le bien. Ni plus, ni moins. Prenez part au voyage.



Louis Hauguel : D'abord, je voudrais vous remercier d'avoir accepté cet entretien. Allons directement aux faits et entrons dans votre monde de musique, de paysages sonores : comment est né le Network ?


Damo Suzuki : Network existe depuis 1997, c'était au moment de ma toute première tournée au Japon.

Depuis 2003, Je joue comme ça, créant dans le lieu et l'espace-temps du moment avec des musiciens locaux, qui changent tout le temps. Avant ça, je tournais avec mes amis ou musiciens que je connais.

Le 19 mars 2003, j'ai entendu les news : les USA ont bombardé l'Iraq. J'étais en colère, confus et triste... et parce que des millions de gens se sont rendus dans la rue pour protester pendant des semaines contre les bombardements américains. Comme d'habitude, les USA les ont ignorés. Maintenant, tous les gens sains d'esprit savent qu'ils ont commis une erreur en faisant ça.

La violence capture le monde et je ne le supporte pas.

La violence est partout et pas seulement sur le champ de bataille mais à la maison, au travail, a l'école.....

Je voulais simplement faire quelque chose contre la violence.

La musique est une des meilleures armes contre ça.

Créer de l'énergie libre, de la musique organique.

Ainsi est devenu ensuite ce que l'on connait sous le nom de Damo Suzuki's Network.

Je fais de la musique comme ça, un peu au hasard, avec des musiciens locaux principalement, que je n'ai jamais rencontré avant.

La musique, c'est la communication, mais étape par étape, on pourra changer ce système mondial basé sur la violence.

 



L.H :  Le 16 décembre prochain, un livre et un LP en édition limitée de votre art et performance live va sortir, pouvez-vous nous en dire plus ? Comment avez-vous rencontré les gens avec lesquels vous jouez sur ce disque ?
 

D.S : En 2010, j'ai voyagé à travers tout le Japon, j'ai également fêté mes 60 ans, je suis donc parti là-bas en quête de racines, à la découverte de mon pays d'origine pendant trois mois. Du nord au sud, visitant les 47 préfectures.

Pendant un concert à Osaka, j'ai rencontré Simon et Bettigna, originaires de Suède et Norvège. Simon était plutôt surpris de m'entendre parler un peu en suédois avec lui. Il était aussi le premier suédois que je rencontrais qui connaissait le petit village de Gräsmark dans lequel j'ai vécu pendant quelques mois, et puis j'ai aussi rencontre plein d'autres suédois durant ma tournée. Et plus tard, ils m'ont contacté pour me dire qu'ils voulaient réaliser leur projet artistique sur ma vie en Suède au début des années 60. Pas plus tard que l'année dernière, je suis revenu à Gräsmark, mon petit village endormi, et y ait rencontré quelques vieux amis.

C'est un duo livre et LP, limite à 500 exemplaires. La partie audio est un document live enregistre à Stockholm plus tôt dans l'année, avec Simon, Bettina et deux autres "sound carriers" (musiciens) suédois. J'ai fait confiance au talent de Simon et Bettina pour trouver d'autres musiciens.

 


L.H :  Comment décrieriez-vous votre Art et ses buts à quelqu'un qui découvre le Network, quel genre d'émotions transparaissent à travers lui ?

D.S : J'aimerais que les gens soient libres de ce système.

La liberté est un cadeau de Dieu. Dieu a fait de nous ce que nous sommes, avec notre pouvoir de décision et d'opinion.

Ce système nous lie les poings et nous rend esclaves. Fais attention, beaucoup d'informations sont manipulées, à la télévision, dans les journaux. Ils font du lavage de cerveau, il faut se réveiller.

Les medias de l'ouest nous informent des mauvaises choses que fait Poutine, par exemple. Ce n’est pas vrai. Il est peut être un des seuls politiciens qui fait quelque chose pour les gens. Je ne connaissais rien de lui, je le voyais seulement à travers la vitre opaque des medias de l'ouest.

Enfin, ce que je veux dire, c'est que tout le monde a le droit de choisir le chemin qu'il souhaite, mais de préférence loin du mainstream ou de qui est à la mode. Il faut trouver sa raison de vivre.

C'est pourquoi je fais ces compositions instantanées qui sont en dehors du système, il n'y a aucun contrôle, on ne répète pas et, généralement, que ça soit avant ou après le concert, on ne parle que très peu de la musique. Moi-même, je ne pense pas faire de la musique mais plutôt créer de l'Energie qui se partage.


L.H :  Vous jouez dans différents endroits, est ce qu'il y en a en particulier où vous vous sentez comme à la maison, avec cette atmosphère spéciale, où on se sent en sécurité mais libre aussi ?

 

D.S : Toutes les performances du Network sont à la maison, et je remercie Dieu pour toutes ces opportunités que j'ai eu. Je me sens vraiment à l'aise quand je joue avec des sound carriers ouverts d'esprit et quand le public nous soutient et partage son énergie.
 

L.H : J'ai lu que vous aimiez surtout jouer sur scène, y'a-t-il une raison à cela ? Quels genres de sensations ressentez-vous une fois sur scène ?

D.S : Comme la musique est une forme de communication, avec les musiciens sur scène, les spectateurs dans la salle, tout part de zéro. Je peux sentir les gens respirer, la vie pure. C'est un point de rencontre pour partager librement de l'énergie. C'est merveilleux, et on passe un si bon moment, ensemble avec les musiciens, un public fantastique, les salles de concerts, les ingénieurs son, les promoteurs locaux. Tous soutiennent ce projet. J'espère qu'au moment de composer, les gens se sentent alors comme chez eux.


L.H : Quels sont vos idéaux, les choses, les pensées, les causes que vous supportez ?

D.S : Le monde est contrôle par quelques personnes extrêmement riches qui ne partagent rien, qui n'ont aucun contact avec les autres gens, cela dit ils n'emporteront rien avec eux quand ils devront quitter la planète.

Car un humain est né et meurt nu.

C'est une bataille de tous les jours, à l'intérieur et à l'extérieur de moi-même

 


L.H : Le monde est parfois un énorme endroit effrayant, comment fait-on pour s'en sortir ? Pensez-vous que la musique puisse aider à s'échapper des situations et problèmes de la vie courante ?

D.S : Soyez vous-même, prenez des décisions, dites non aux contrôles, non à la manipulation génétique, non aux centrales nucléaires, non à toutes les choses qui détruisent notre Nature. Cette belle planète nous a accueilli, nous, êtres humains, et il faut être prêt à lui rendre la pareille.

La Nature était là bien avant nous.

Oui, la musique positive (qui n'est pas dans ce système) est une arme contre ce système complètement faux.

La composition instantanée est libre de ce système, on ne se fait pas beaucoup d'argent avec mais ça vaut le détour.


L.H : Est-ce que vous avez des disques favoris que vous aimez écouter quand vous avez le temps ? Avez-vous des influences en particulier ?

D.S : Ma musique préférée est celle qui change, parce que j'ai du mal à ingurgiter toujours les mêmes trucs. Pour vivre sainement, il faut manger de tout, pas toujours les mêmes choses. Je suis juste heureux d'être Damo Suzuki.


 

L.H :  Quelle saisons préférez-vous, vous sentez-vous concerné par le changement climatique ?

D.S : Chaque saison a son charme.

Le changement climatique ne vient pas du réchauffement planétaire. Il y a plein de substances, les chemtrails, les tests de bombes A dans l'atmosphère, etc. ... Quand je dis ça, beaucoup de gens me taxent d'avoir subi un lavage de cerveau, ou disent que je suis trop naïf.

Les gens croient aux medias mainstream généralement. C'est très confortable de vivre dans le système. Il y a plein de questions que l'on peut se poser. Une bonne chose est que l'on peut rechercher plein d'informations en surfant sur Internet.


L.H : Ces lignes sont les vôtres ... Avez-vous des commentaires, des choses à suggérer, à dire à nos lecteurs ?

D.S : Trouvez votre voie, soyez vous-mêmes, et partagez les bonnes ondes avec la personne à côté de vous.

Et le plus important, ayez Dieu à vos côtés.

Merci, Damo !

LIEN :

Site Officiel

Louis Hauguel pour Fuzzine.
Correction signé Maxime

 

Network - Entretien avec Damo Suzuki (Can)

commentaires

W3Schools.com 09/01/2015 13:04

schon

www.google.com 09/01/2015 13:03

danke

tom 09/01/2015 13:02

guten abend, ich nam tomme

les cafards 16/12/2013 06:03

et bravo pur l'entretien !

les cafards 16/12/2013 06:02

salut à vous amis musicos, on vous a laissé un petit com' concernant Amon Düül dont on a été fans pendant longtemps

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