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Coup de Gueule - Panurge

par lou 4 Avril 2014, 16:29

La faim, la mort, le froid....

On s'en tape de ces conneries, on va au Brésil.

Le chômage, l'économie qui part en saucisse, l'écologie méprisée pour le profit...

Et trois zéro. TROIS ZERO (répétez dix fois en roulant des yeux de veau, avec un sourire idiot).

La qualité du dialogue s'en ressent, un peu. Mais voilà le niveau de l'info dans ce pays de crétins qui est le mien. Deschamps lave plus blanc. Tout le monde a retourné sa veste, en moins de temps qu'il n'en faut à Benzema pour louper un corner tout cuit. 83% des sondés donnaient l'équipe nationale de ballon carbonisée d'avance. Les sympathiques têtes à claques, pourries de fric, ont fait leur boulot, sans plus. Avec des salaires pareils, c'est le minimum syndical. Des tas de gens turbinent dur, sans provoquer de crises d'hystéries collectives. Et sans pitié s’ils foirent le job. Je dois être plus exigeant que la moyenne, à voir seulement dans cette ratatouille en crampons les restes (jamais vraiment enterrés) du vieil esprit cocardier, puant le béret basque et les charentaises. Déjà, j'avais vomi pendant quinze jours, en entendant élever Thierry Roland (icône absolue de la beauferie sportive) au rang des beaux penseurs. Ce coup-ci, les voilà tous collabos. Négation de l'esprit critique, tendance navrante à hurler avec les loups. Si Céline ou Pétain jouaient en sélection nationale (socialiste), ils seraient chouchous des plateaux de télé. Histoire de causer du prochain match Vichy/Nuremberg. Et on leur cirerait les pompes, au nom sacro-saint (forcément) de l'union nationale. Celle qui marche toujours dans le sens du poil du sponsor. L'action TF1 s'envole, les maillots se fourguent à la pelle. Promotion sur la vaseline en pots de dix kilos. A chaque nouveau but, la sodomie sera offerte. Par contre, le prix de la place reste stable. Autant que celui du transfert, mesuré en siècles de SMIC. Le charme d'un troupeau de moutons, en route pour l'abattoir du populisme à bretelles. Pas un pour ouvrir sa gueule. Mémoire auto effaçable. Le premier à se retourner est transformé en arbitre de pierre. L'esprit sportif est bien loin des plans sociaux, des gens qui dorment dans la rue. Suis-je le seul à trouver honteux que, déjà, on nous montre l’hôtel (pas pourri) où les tapeurs de cuir vont passer leurs vacances. Aux frais de la princesse, en attendant de se faire éliminer au premier tour. S’ils consentent à descendre du bus, sans caprices. Et si la grève est finie. La meilleure blague de l'année, cette fronde contre un (modeste) rééquilibrage financier. Réflexe de nantis. J'aimerais presque payer des impôts, parfois. L’impôt c'est un signe que l’ascenseur social fonctionne. Bon, il y a le monte-charge et la cabine de luxe, d'accord. J'assume ma dignité d'économiquement faible. Et de râleur permanent, épouvanté de voir combien est faible la réflexion, quand la masse a les moyens d'imposer ses sinistres vues. Totalitarisme de vestiaire, où les piliers du régime passent leur vie à refaire un match. La chose était déjà insupportable quand j'étais au collège, ce qui donne à croire que certains concepts soient incapables d'évoluer. Forme d'esclavage mental, voulant que tout le monde communie sous le même uniforme. On parle beaucoup d'asservissement, moins souvent d'embrigadement par les médias. Ceux qui jouent (sans honte aucune) de la grosse caisse, pour ouvrir le chemin à la consommation aveugle. Suscitant sournoisement (par le martelage) le besoin d'appartenance à un groupe. Facilité par la solitude et l'isolement, j'imagine. Merci de foutre le camp de mon ile déserte. Tout au moins de n'y pas construire un stade, des tribunes, et une buvette. Mais d'y déambuler pieds nus dans le sable, et d'y contempler l'horizon. Tant qu'il est vierge de panneaux publicitaires. Ou d'un de ces «merci» (scandaleusement con) qu'il semble être obligatoire d'adresser, dès qu'un match de foot penche du bon côté. A quand la turlute au gardien qui arrête un pénalty ?

Laurent

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