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Folk Progressif : Loudest Whisper / La bouse d'éléphant

par lou 17 Septembre 2015, 10:28

«Il fallait les travailler à l'arme blanche, comme aux Indes». Citation extraite de ce chef d’œuvre cinématographique qu'est Ne Nous Fâchons pas. Celui où Michel Constantin s'impose en maitre absolu (demandez à Michalon) de la grosse calotte dans la tronche. Une politique qu'il est bon, parfois, d’appliquer à tous ces mauvais groupes qui resquillent leur coin de soleil. Et vivent grassement sur leur réputation en toc. Pour le goulag, j'appelle Loudest Whisper. Des irlandais, accusés d'avoir voulu fourguer de la variété, en la faisant passer pour du folk. J'écoute (contraint et forcé) leur Children Of Lir (1973) et je m'emmerde comme c'est pas permis. Oh leur affaire est bien fichue, avec de la belle guitare et des idées pas totalement crétines. Seulement (pas de bol) dès qu'on dit «folk» j'ai la sale manie de répondre Tim Hardin ou Johan Asherton. De réclamer de l'émotion pure. Si je crie «Loudest Whisper» dans le désert, en retour j'ai «comédie musicale, cholestérol et confiture». Passez le truc en fond dans votre bled, pendant la foire agricole ou les soldes, et les beaufs siffleront gaiement ces inoffensives mélodies. Montées en crescendo, sur des arrangements aussi ventrus que parfumés. Sans compter que, mine de rien, l'ensemble mange à n'importe quel râtelier. Ajoutant souvent d'épouvantables chœurs, à des plans prévisibles cent ans à l'avance. Pour donner une idée du désastre, j'ai la glaciale impression de subir l’intégrale de Céline «j'suis chez Drucker» Dion. Genre de remarque risquant de peser LOURD dans le verdict final. Ah, un riff funky gras et une chanson sur la recherche de l'identité rock and roll. Revue et corrigée Ripolin triple couche. Si c'est une provocation, je vais réclamer la condamnation immédiate, sans instruire plus avant. Parlons de ces cordes très grand orchestre, et de leur présence sur une guitare en saturation. Loudest Whisper, vous êtes dans la merde. Votre combine de ragout pas frais est grave. Expliquez un peu cette ballade à la Elton John, dans le lot. Usurpation de la grâce fragile des sacrifiés. Usage illégal de la poisse transcendé, histoire de faire croire qu'on en a une grosse paire. Au Moyen Age, c'était le bûcher direct.

On demandera à en entendre (hélas) plus, avant d'opter pour les galères ou l'exil. Donc Loudest Whisper 2 (super original le titre) de 1980. Les hostilités débutent avec un chouette plagiat Neil Young/Byrds, pas original mais costaud. Le problème, c'est la suite. Comment peut-on, décemment, usiner un truc pareil, sans tomber de honte? Au delà du gluant nous voilà rendu. Par acquit de conscience, j'irai au bout, si je tiens le coup. Vous rigolez mes vaches, mais je vous évite une sacrée corvée. Et allez donc, un clavier à la Yes maintenant. Je veux mon bon vieux boogie. Pas ce plagiat de Dolly Parton, avec cuivres Muppet Show. Du blues ? Pas possible ? Tendu comme une vieille guimauve, et encore plus indigeste. Tu parles de ta jeunesse qui fout le camp mon gars, et tu nous balances du Mick Oldfield. Tomates sur le Monsieur. C'est une poussée de diabète, ce malaise soudain ? Pas étonnant avec toute cette mélasse que je m'inflige. Vite, une pomme, aliment sain. Penser à l’après, au plus jamais, à n'importe quoi pourvu que Loudest Whisper soit loin. Sans l’espèce de vision tragique (autant que comique) qui agitait le premier album, l'auditeur se retrouve avec la chiasse, et pas de PQ. Totalement emplâtré, bon pour une douche prolongée. Je préfère croire à une monstrueuse erreur sémantique, ceci n'a rien à voir avec la musique que je défends. Mauvais étiquetage, confusion des genres, rigueur erratique. A la limite, on conseillera ceci à NKM, pour cultiver son image de djeun's qui s'encanaille. Voyez un peu le niveau. Pour le reste, il faut travailler au canon. Au bazooka. Au napalm. A la Grosse Bertha. Au mousquet. A l'arquebuse. Au tromblon. Et oublier jusqu'à l'existence de cette musique pour tapettes  dépressives. Beurk (rot gras).

Laurent

LIEN : Children Of The Dawn

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