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Bouquins : Groupies - Bande Aide!

par lou 2 Mars 2016, 10:29

Avertissement, ce papier va intéresser DSK, mais faire passer Clara Morgane pour une bonne sœur. Madame Boutin, quelle surprise. Non, la pipe n'est pas forcément un artisanat en voie de disparition. Et la sémantique s'envoie en l'air, comme jamais catin ne se fit ramoner par un courtisan licencieux. Voici une tranche de cul assez gratinée, dont la vocation sociologique est évidente. Où comment de sympathiques jeunes filles (pas forcément des boudins frustrés) expriment leur dévotion aux rockers de ce bas monde. En vidangeant soigneusement ces messieurs, de façon à ce qu'ils assurent scéniquement au mieux, avant de retrouver bobonne, les gosses, et le gazon à tondre. Parce que la route peut rendre dingue. Par exemple, Mitch Mitchell passait des soirées entières à coller, au plafond, le mobilier de ses chambres d’hôtel. Et oui, on va causer groupies. Sortez si vous êtes mariés, votre belle doche vous réclame pour repeindre ses volets. Je viens de lire deux livres salés, relevant (à leur façon) d'un féminisme débridé, sans forcément (surtout pas) vouloir émasculer à la chaîne. Tellement loin des clichés habituels sur le rock, qu'ils ne pouvaient être écrits que par la portion congrue de la profession, des nénettes. La tête bien froide (pas le reste) ce qui est nécessaire quand vous faite partie des bagages de Led Zep ou de Van Halen. Un tel apostolat passe, avant tout, par une fascination évidente pour le chevelu sur le devant de la scène. Même si parfois (souvent) c'est un triste connard, vulgaire et méchant (Burdon). Voire un psychopathe violent (Denny Laine ou Shuggie Otis). Rares sont les gros pointeurs pas tordus dans leur ciboulot, avec un bon fond (Plant, Hendrix). Même Peter Grant était un être attentionné et gentil, du moins au plumard. La palme de l'abjection revenant à Tom Jones. Pour citer Alain Dister, les groupies valent souvent mieux que les types qui leur courent après. Commençons par le début, histoire de bien comprendre qui a d'abord pris les choses en main (c'est très drôle).

Il était donc une fois Silverhead. Excellent groupe anglais de boogie-glitter (deux albums en 1972/73) remarquable à bien des égards. D'abord parce qu'Aerosmith, dans l’indifférence générale, leur a pratiquement tout piqué. Ensuite à cause de son chanteur (Michael Des Barres) archétype de la rock star décadente (cradingue, irresponsable total, raide défoncé). Surtout connu pour sa carrière d'acteur (la honte). Et sa femme. Une californienne chaudasse nommé Pamela Miller. Qui avait fait partie des GTO's (l'élément le plus posé, si pas la plus chaste). Et s'était déjà envoyée nombre de rock stars.

Personnage sympathique, Pamela Des Barres raconte TOUT (ou presque) dans I'm With The Band. Aucun mystère. Ses débuts (prudents) de reine de la turlute (affolante technique, si on la croit). La façon (soudarde) dont le bassiste de Steppenwolf lui inaugura le hangar à saucisses. Et sa quête du grand amour, pourvu que l'élu soit musicien. Belle revanche, quand on sait qu'elle devait avoir l'autorisation de son père pour se raser les jambes, lorsqu'elle était ado. Seule petite déception, le fait d'apprendre que la dame est profondément (c'est drôle) croyante (si, si). Mais bon, une bigote sévèrement défoncée, intime du couple Zappa, qui avait place réservée dans la loge de Led Zep, on n'en voit pas souvent.

Comme quoi, les grenouilles de bénitiers aussi sont des pécheresses en puissance. Et parfois s'asseoir sur le goupillon devient urgent. La bonne du curé portant un string, quel fantasme à trois sous. Son tableau de chasse est un modèle du genre, ainsi qu'une révélatrice étude de caractères du rock des années 70. Accrochez vous :

Jimmy Page. Cible favorite de toute groupie en état de marche, s'en prend plein les dents pour pas un rond. Faux jeton, dédaigneux, narcissique, sournois, surtout pas capable de résister à la première catin qui passe. De toute façon, à une jolie blonde en rut, il préférait son cher Aleister Crowley. Sa réputation de dangereux à fréquenter le poursuit.

Robert Plant. Qui reprit du dessert après son pote Jimmy. Pas chiant, sautait sur tout ce qui ressemblait à une possibilité de s'envoyer en l'air. Y compris sa belle sœur.

Jagger. Monsieur Lapin. Personnage assez médiocre. Sa légitime se méfiait de tout les canons qui passaient à porté de gland. C'était peine perdue. A culbuté presque autant de candidates que son bassiste. Faut assurer grave. Le top pour une aventurière du scrotum congestionné.

Howard Kaylan (Mothers Of Invention). Posé et réfléchi.

Chris Hilman. Effroyable goujat, d'une délicatesse de furoncle.

Waylon Jennings. Cow boy à cheveux courts. Assez réac sur le fond. Suant et hyper velu.

Keith Moon. Derrière le clown, un vrai cas psychiatrique.

Noël Redding. Des manières de plouc, mais tireur d'élite avec un sens inné de la position qui tue. Le premier à faire grimper Pamela aux rideaux.
Sandy Sanderson. Si si, le modeste bassiste de nos chers Pink Fairies. Un vrai brave gars, vite largué pour un citron d'américain, beaucoup plus flashy.

Don Johnson (le blond insupportable de Miami Vice). Égocentrique grand modèle, très gros baiseur.

Bon, tout ceci est nettement moins allumé que deux pages calmes de Lester Bangs. Bien loin du coté héroïque d'Acid Test. Le primate de base n'y trouvera pas pitance, et devra se palucher les méninges avant tout, puisque aucune traduction française n'est disponible (quel pays de faux jetons). Par contre les beaux esprits (la rédaction de Fuzzine, et son lectorat) considéreront ce bouquin comme une contribution de taille à la contre culture. Pamela était toujours présente sur les bons événements, si on veut la croire. Comme cette tournées des (alors presque inconnus) Rolling Stones. Avec Brian Jones jetant, sans ménagement, les petites délurées. Elle affirme avoir rencontré Zappa (son mentor) aux funérailles de Lenny Bruce. Jamais en retard d'un concert des Byrds ou d'Iron Butterfly. Qui lui a déconseillé de picoler ? Jim Morrison. Là, je soupçonne un gros coup de pipeau (arrêtez d'avoir l'esprit mal tourné). Aujourd'hui, on l'invite à des conférences et on la respecte comme une vraie novatrice. Pas chienne, Mme Des Barres est toujours prompte à donner la parole aux consœurs. Ces courageuses, capables de se farcir (sans broncher) les cyniques de Kiss, ou les roadies de Bowie, pour exister un peu. Bienvenue sur la route avec ZZ Top et l'Allman Brothers Band. La civilisation s’arrête à la porte du bus, au delà relisez votre police d'assurance. Let's Spend The Night Together (copieux volume) sera donc une belle collection de portraits, en direct de l’arrière cour. Souvent salaces. Et jamais vains, même si ce sont d'horribles groupes de hard FM qui fournissent le plus gros cœur de cible. Des abominations comme Ratt ou Cinderella (pour les moins pires, c'est dire) sont aussi portés sur la coke et la gnôle que les grands anciens. Et branchés sur le cul (bien crade et tordu) comme c'est pas permis. Permettez moi de citer un des ignares de Mötley Crue (le chanteur crétin) qui a toujours affirmé (désolé jeunes filles) «on fait du rock avant tout pour se faire sucer la queue». Parlez moi de la révolution et des idéaux de chaque génération. Quoique des fantasmes comme ceux de Cat Stevens, c'est pas tout le monde qui peut les assumer. Ce genre de truc (en plus sur un capot de voiture) ultra pervers enverrait n'importe qui en cabane, de nos jours. La sublime Patti d'Arbanville n'avait pas vraiment le temps de s'ennuyer, déguisée en collégienne (je l'ai pas dit). La vétérante du lot est une certaine Tura Satana, qui fit beaucoup pour éduquer Elvis, lequel, au départ, avait la façon amoureuse d'un chimpanzé. Pas mal non plus Dee Dee Keel (palmarès chargé) créatrice d'un divertissement à base de yaourt, pour décoincer un des Hollies.

La plus jolie ? Catherine James (Jagger, Page, Gilmour et j'ai de gros soupçons sur John Mayall). Navrant de penser qu'un pareil canon ait subi les (violentes) humeurs d'un connard de guitariste anglais (ex Moody Blues et futur Wings). Ce qui vaut aussi pour Cassandra Peterson (magnifique brune) humiliée physiquement (elle en a fini aux urgences) et moralement par Tom Jones (on respecte les femmes, enfoiré). Mais oui, le monde du rock est (aussi) une pépinière de beaufs (les Guess Who). On y croise des féroces du bélier (Townshend ou Steve Tyler) et des pas tendres du tout (Steve Stills). Des tordus grand modèle aussi (Billy Idol qui adore qu'on lui......une.....dans le c..). Des poètes également (John Bonham, niquant sans cesser de causer bagnoles). En face, des intrépides de la braguette ont marqué leur temps, comme Lorie Lightning (déniaisée à 13 ans par Bowie). Ou Connie Hamzy (brûlante du réchaud) immortalisée dans une chanson de Grand Funk. Elle, quant au taf, c'était le groupe en entier ET l'équipe technique (!!) qu'elle se tapait. Et comme Keith Moon était gentil, c'est avec une banane que... Tenez vous bien, on trouve un groupie mec, assez antipathique d'ailleurs. Lui a débuté à 15 ans, comme viande fraiche des Pandoras, garageuses US des années 80, totalement perverses. La plus cochonne ? Tina King. La plus destroy ? Amanda Milius ? Toxicomane, ayant côtoyé de près le chanteur givré du Brian Jonestown Massacre. On apprend des trucs au passage, le Golden Shower (c'est dégueulasse) ou le Money Shot (sympa quoique difficile à gérer). Mais rien ne vaut la saga des Plaster Casters, je m'explique :

a) prendre un batteur du MC5 ou un guitariste du Jeff Beck Group, par la poignée.

b) l'amener à l'état turgescent (peu importe la façon) et l'inciter à rester, euh, concentré.

c) tremper le tout dans une solution liquide pour empreintes dentaires (le truc rose bien écœurant, probablement).

d) attendre un peu (Noël Redding a molli, ce qui explique le drôle d'effet en forme de «Z»).

e) démouler DOUCEMENT (surtout si c'est un calibre modèle Jimi Hendrix).

f) ne pas rire si la mixture foire, et se répand en une mousse flasque (gag) sur la bidouilleuse du type en question (Gary Brooker).

g) se débrouiller pour tirer un moulage de la chose.

h) finir d'essorer le client et passer à un autre.


Arrêtez de vous bidonner, les originaux valent des fortunes. Et sont considérés comme de précieux témoignages historiques. A tel point que le manager de Zappa avait accepté de les abriter, et a longtemps refusé de les rendre. D'où cinq ans de procès, et une victoire de la propriété intellectuelle. C'est énorme (humour). A noter qu'il existe aussi des rockeuses qui ont laissé l'empreinte de leur poitrine. Ce chapitre est franchement drôle, rien qu'à imaginer la tête des musiciens ainsi démarchés. Et l'angoisse de rester coincé dans le pot, façon Excalibur. Dommage que l'iconographie de l'ouvrage ne soit pas à la hauteur, et finalement limité à du non croustillant. Quoique la photo de Dirt (bassiste du groupe US Society1) soit IMPRESSIONNANTE. Bon il est moche comme un pou, d'accord. Mais, pour citer Bérurier (une référence) le Monsieur peut pécher à la ligne en jouant de l'accordéon. Ce tromblon les copains !! C'est humain un écouvillon pareil ? Laissez traîner ces livres près de Madame, des fois que.....

Laurent

 

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