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La vieille se la donne encore

par lou 28 Août 2009, 23:05

Boum boum badaboum. Boum boum badaboum.

 

Vieilles peaux trop maquillées, tapinant sans grâce, cherchant des orgasmes illusoires dans l’urbanisme sauvage. Se faisant reluire à coup de barres de HLM.

Nos villes ont abdiqué toute dignité. Non contentes de supporter les merdes de chiens, elles se déclarent toutoumaniaques. Et en arriveraient presque à donner un os de chômeur à Médor, pour peu qu’on augmente le nombre de touristes.


Et une fois par an, on réveille son Saint Patron, et on fait la fête à Mammy.

Voila donc qu’on la pomponne, lui fait revêtir sa robe de jeune catin, et qu’on la ballade le long des rues.

Pour un peu, elle enlèverait son dentier, et afficherait des ambitions de radasse.


Ma foi, qui ce spectacle peut bien intéresser ?  Les jeunes désœuvrés, qui se foutent du contenant, pourvu qu’ils aient le contenant. Et les adultes, trouvant dans la participation au collectif, une justification à leur non activité cérébrale. En groupe, on est toujours plus fort. Plus libre de moins penser aussi. Mettez vingt ruminants côte à côte, ils formeront un rempart à toutes les idées de plus de trois mots.

Avec vingt clients potentiels, c’est encore mieux.


Quand le système des vases communicants part du porte monnaie, pour aboutir à du vent, il est alors temps de prendre des mesures d’urgence.

Comme le coton dans les oreilles, les vacances au fin fond de l’Ardèche sauvage, et le repli sur soi.

 

Boum boum badaboum. Boum boum badaboum, retentit la vieille.

 

Au feu les pompiers, une allumette lui chauffe le train. Et elle croit qu’on s’intéresse encore à ses vergetures et à sa graisse.

Mais l’automne la détrompera vite. Et elle retournera à l’atroce ennui de son affreux boudoir. En se disant que l’an prochain peut être……

Cruelle sénilité.

Crasse du boulevard, bistrots ouverts sur le même décor. Les mêmes mots des mêmes gens.

 

Boum boum badaboum. Boum boum badaboum.

Laurent Meunier.

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