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Coup de Gueule - On a perdu, les doigts dans le…..

par lou 4 Août 2010, 10:00

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COUP DE GUEULE!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sonnez tambours, résonnez vuvuzellas, le grand jour est arrivé. La fin d’une imposture gluante, qui durait très précisément depuis un sinistre jour de juillet 1998. Où triompha la beauferie la plus décomplexée depuis Éric Besson. Souvenez-vous de ces hordes assoiffées de bières, farcies d’hexagonisme jusqu’au trognon. Prêtes à pardonner jusqu’à Thierry Roland dans Playboy au besoin. Pourvu qu’on les laisse brailler, klaxonner, et que je sais encore. Mais qu’ils puissent l’affirmer bien haut « vive la France, nom de Dieu ». Depuis, chaque célébration du ballon rond (car oui, nous parlons de cette plaie si rentable) se vit avec angoisse. Surtout si on n’est pas concerné. La crainte de voir le paisible voisin transformé, vers deux heures du matin, en Superducon. Et réveiller tout le quartier, dans un paroxysme de boucan imbécile, à forte coloration anisée.


Mais la roue tourne, et la tronche d’un tapeur de ballon gonfle, gonfle, autant que son compte en banque. Oublieux de la dégoûtante facilitée matérielle déployée en l’honneur de leurs crampons. Ou conchiant le minimum de respect envers leurs supporters (lire ceux qui crachent au bassinet, sur leur déjà maigre salaire).
Bref, entre giclées de morgue, ces enflures ont quand même inventé quelque chose d’énorme.
La grève des nantis. Fallait la trouver celle-là. Non j’veux pas jouer, à cause que l’entraîneur il a viré mon pote Nico. Qu’il fasse le petit facteur, c’est bien bon pour sa poire.


Soudain, on se prenait à s’intéresser à cette farce, autant qu’on souhaitait bien haut une finale victoire africaine.
Soudain, le vent avait changé de sens. L’odeur de merguez et de bière avait disparu. Et l’air frais du bon sens reprenait le dessus. Jamais en retard d’une veste à retourner, les valets de l’information remplaçaient la turlute permanente par des hectolitres de fiel.


À l’Élysée, on allumait vite fait un énième contre-feu d’une main. Pendant que de l’autre, on scellait le sort des futurs retraités. Incapables, eux, de se reconvertir en consultants de luxe sur Canal Plus.


Et les 23 guignols ? Pas plus gênés que ça de montrer son vrai visage, cette graine de rupins hautains encaissait la volée de tomates, en cherchant à faire bonne figure. Gagner 40 briques par mois demande bien un sacrifice, de temps en temps. Au moins venaient-ils de tirer tout un pays de douze ans de béatitude. Et le réveil avait une vache de gueule de bois. Avec renvoi de bile et migraine en séquoia massif.


De la pire engeance de crétinisme, naquit une forme de sabotage idéologique.


Non pas (ce serait trop beau) un virage radical, mais la preuve que l’intelligence humaine, souvent mise à mal, n’est pas rancunière. Et peut imposer ses vues, dans le débat le plus vain qui soit. Et peut être même semer quelques graines de matière grise, qui, un jour, peut être…...


À lire absolument « Le Football, une peste émotionnelle ». Jean Marie Brohm/Marc Perelman. (Collection Folio actuel).

 

Laurent.

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