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Dave Tor - Poor Person Productions

par lou 1 Juillet 2010, 11:49

Label


Dave Tor - poor Person Productions


Les Vieux Hippies Viellissent Bien, Parfois

 

 

Si vous avez traversé les années 90 en vous ennuyant, il est fort probable que votre route ait, peu ou prou, croisé celle de Dave Tor. Occupé à produire et à vendre des disques impossibles, gorgés de beaux sons planants. Qui aidaient bien à oublier l’emprunt Balladur, Super Menteur, et le job à la con en espaces verts. Un billet dans l’enveloppe, et hop, fini de faire le siège du disquaire local, pour avoir peau de balle. Je me suis même retrouvé (pas seul) sur une jaquette de CD. Quelle surprise de reconnaître Dave écoulant son catalogue sur E Bay, presque 15 ans plus tard. J’ai toujours pensé que le monde était régi par des lignes de force, qui tracent votre (notre) chemin. Souvenez-vous que le rock n’oublie jamais, et rend en fonction de ce que vous lui avez donné. Rencontre avec un vieux freak, pas encore prêt à baisser les armes.

 


Laurent : Donc, vous êtes américain.  Je crois que vous avez côtoyé un membre des Strawberry Alarm Clock à l’école.

Dave Tor: Oui, Gary Lovetro, pendant deux ans, à Los Angeles, au début des années 60, avant qu’il ne soit dans un groupe. On s’est croisé brièvement en 1974, mais je ne l’ai pas revu depuis. Leur musique m’a toujours bien plus, même s’ils ont fait peu de choses.

 

L : Je suppose que vous avez vécu le soi-disant « été de l’amour ». L’avez-vous vu évoluer en mal ? La société américaine était-elle prête pour ça ?

DT : J’étais à Los Angeles entre 1964 et 68, présent aux premiers festivals, voyant de nombreux groupes (Doors, Hendrix, Iron Butterfly, Jefferson Airplane, Steve Miller, Moby Grape, parmi tant d’autres) c’était une époque très intéressante. Mais la guerre du Vietnam était un épisode inutile, qui, comme aujourd’hui, rapportait beaucoup d’argent à une minorité. Sous prétexte de patriotisme, en envoyant des gens se faire tuer pour une fausse croyance en la patrie. Alors oui, ce qui était une bonne façon paisible d’envisager l’existence est devenu le type d’enfer qu’on voit aujourd’hui dans le monde. Avec les USA pas pires que les Nazis. J’ai vu la corruption s’aggraver, et j’ai donc quitté l’Amérique il y a 25 ans, pour ne plus jamais y retourner, parce que rien n’y change. Elle est seulement de plus en plus achetée par les banques et la CIA. Regardez Invisible Empire sur You Tube, pour savoir de quoi je parle.  

Discographie sélective

Mynd Muzic. Imagine This. 500 copies en vinyles (Septembre 1994). Réédité en CD (Aout 1995) à 1500 exemplaires, avec une chanson supplémentaire.

Earcandy. Sound Is Just The Way You Hear It. 600 copies en vinyles (Mars 1995). Réédité en CD (Août 1996) à 600 exemplaires, avec une chanson supplémentaire.

Mynd Muzic. !? A Concept Of Reality.  1000 copies en CD uniquement (Juin 1995).

Apotheosis. Synchronized KAOS. 200 copies en CD uniquement (Mai 1996).

Ozley’s Acid. Sunflower. 200 copies en CD uniquement (Décembre 1996).

Euphoric Darkness. Colours You Can Hear. 200 copies en CD uniquement (Septembre 1997).

Mynd Muzic. Musical  Myndz. 200 copies en CD uniquement (Juillet 1998).

L : Quels étaient, à l’époque, vos goûts musicaux. Le concert (festival) le plus incroyable auquel vous ayez assisté ?

DT : J’aimais bien tout, spécialement le psychédélisme et le progressif. Je dirais que Monterey était un grand moment, autant qu’un incroyable concert de Steve Miller à Seattle en 1969, avec Country Joe And The Fish et Moby Grape. Aussi, le Grateful Dead, au Filmore West de San Francisco était une bonne occasion d’acheter de la dope, à l’époque. Avec rarement les flics, voir jamais. C’était avant cette guerre de la drogue bidon, lancée par l’enflure Nixon. Malheureusement, au moment de Woodstock, j’étais à Anchorage, Alaska.

 

L : Revenons à 1994, la première fois que j’ai entendu parler de vous, vendant les premiers disques de Poor Person Production. Vous aviez une expérience de musicien ? Est-il exact que vous avez fait du One Man Show ?

DT : Je joue de la guitare. C’est Ernie Ball qui m’a appris, en 1958, avant de devenir fameux pour ses cordes. J’ai fait du One Man Show du début à la fin des années 70, à Los Angeles, d’où je viens. Je jouais au Comedy Store, sur le Sunset Strip, dans West Hollywood. Après avoir rejoint l’Angleterre, j’ai commencé à enregistrer des albums de comédie en 1987. Et en 1994, dans mon studio, a débuté la production de 21 disques musicaux. 7 étaient en vinyle, le reste en CD.

 

 

L : 21 disques en l’espace de cinq ans. Un travail de titan. De façon plus réaliste, que gagniez-vous avec des pressages à 75 copies ? Pourquoi avoir tout arrêté en 1999 ?

DT : D’abord, tout s’est arrêté en Juin 2000. Chaque vinyle a été pressé à 500 exemplaires, avec une pointe à 600 pour le numéro six, et encore 500 en CD, sur le label texan Lone Starfighter Records. Ils ont aussi réédité le trois à 1500 copies. Pratiquement tous les vinyles sont épuisés, comme les CD texans. Étant un tout petit label sur le marché, je ressors tout, au fil de la demande, avec cette petite touche maison qu’on voit rarement de nos jours. Ce que j’ai gagné au maximum, en produisant des disques, qui, tout confondus, ont vendu 12000 copies, suffisait à payer les musiciens, acheter du matériel, imprimer et presser le nécessaire, avec un petit bénéfice à la fin. Ce qui revient à dire que je n’ai jamais perdu d’argent, sans pour autant faire une fortune. Simplement, je suis content d’avoir laissé une marque dans le divertissement, de ceux qui cherchent autre chose que ce que les médias ordinaires veulent bien leur vendre.

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L : Qui achetait vos disques ? Aviez-vous des retours de la presse officielle ?

DT : Nous étions populaires en Italie, le mensuel Rockerilla nous a mentionné sept ou huit fois, à chaque nouvel album. Également dans Crohinga Well en Belgique. Et nous avons été distribués par Freakbeat Records, à Londres. Et puis il y avait les fanzines comme le vôtre. En général, les critiques étaient bonnes dans la plupart des pays européens et aux USA. Nos disques se sont vendus dans 45 pays autour du monde, étant un des plus petits labels discographiques de la planète.

 

L : Vous m’avez dit une fois ne pas pouvoir attendre l’arrivée de l’Euro, à cause des frais de change bancaire. L’euro est là, mais l’Angleterre a toujours un train de retard. Quelle est votre opinion sur le bazar économique que nous traversons.

DT : Tout le monde voit dans quel bordel on est aujourd’hui, à se demander ce qui est arrivé. À quoi on nous répond de quelle façon le futur va être brillant. Effectivement, les choses vont bien, mais seulement pour ceux qui tiennent le volant, avec la force que ça confère. Nous sommes déçus tous les jours par nos gouvernements, et les banques qui les contrôlent. Ils veulent imposer un nouvel ordre mondial, et nous empoisonner avec des OGM, en lâchant des produits chimiques dans nos cieux, et en créant des guerres inutiles.   L’Euro n’est qu’un outil pour imposer le contrôle total. Mais il semble que l’Angleterre ne veuille pas suivre, en le refusant dans la plupart des magasins ici. C’est ce qu’en est en train de devenir Paypal, une devise internationale. Malheureusement, je ne vois aucun leader décent, dans le monde d’aujourd’hui. Ils sont tous corrompus par la puissance qui les supporte, eux et leur pays. Mais 2012 arrive, et les choses pourraient changer de façon inattendue. Si vous voulez vraiment connaître la vérité, ce qui est arrivé à notre monde, regardez sur You Tube, Invisible Empire, Fall Of The Republic, Police State 4. Ou écoutez Alex Jones, toujours sur You Tube. Egalement, le Coast To Coast radio show, avec Georges Noory ou Art Belt; pour en savoir plus sur tout ce qu’on nous cache. Ce qui explique qu’on abrutisse les gens avec des divertissements télé idiots. Et une information pas totalement honnête. C’est une drogue bien pire que les autres, et le livre 1984 devient réalité. Regardez l’état du monde aujourd’hui, la peur chez les gens, qui les empêchent de protester, comme ils le faisaient dans les années 60. Rappelez-vous que l’action est toujours la preuve de la vérité, et que plus le business est gros, plus il est corrompu. La compétition crée la cupidité, et les avocats pourris montrent le chemin. Les Rothchilds, Vanderbilt’s, JP Morgan’s, les reines de Hollande et d’Angleterre, sont les vrais patrons aujourd’hui. Comme c’est drôle, on ne voit jamais leurs noms dans la liste des gens les plus riches. Ils sont trillionaires, et on ne parle que des billionaires. De combien quelqu’un a t’il besoin, exactement ? Désolé de le dire, mais on nous ment jour et nuit.

 

L : Vous attendez la légalisation d’une certaine sorte d’herbe, ce n’est pas un secret. Essayez d’expliquer ça à Obama, tiens.

DT : La marijuana a de nombreuses vertus. Encore sur You Tube, regardez How The Weed Won The West. Mais les marchands d’alcool, de médicaments et de tabac, comme la CIA, font plus de fric en gardant la dope illégale. Obama est une des pires déceptions jamais présentées au peuple américain, qui réalise seulement maintenant. C’est un chef marionnettiste. Je pensais que Georges Bush était un sommet, mais Obama vient tout juste après. Comme disaient les Who, Rencontrer le nouveau boss, pareil que l’ancien. Mais lentement, l’herbe se légalise ici et là, c’est bien. J’en fume depuis 46 ans, tous les jours, et je me sens bien à 61 balais. Personne n’est jamais mort d’avoir tiré sur un joint, et les propriétés curatives sont incroyables. Encore sur You Tube, regardez Run From The Cure.

 

L : Les CD de Poor Person Productions sortaient sur un label nommé Lone Starfighter Records. Un de nos amis aimerait en savoir plus, il dit que ces productions sont très dures à trouver.

DT : Hélas, je n’ai plus entendu parler de Pat et de son label, depuis 1997. Tout ce que je sais, c’est qu’ils ont réédité deux de mes disques, et un disque d’un groupe suédois, du nom de Spacious Mind. Également, deux autres d’un groupe allemand appelé S/T. Pat laissait surtout les gens enregistrer dans son studio, mais n’était pas impliqué dans la production, à ma manière.

 

L : Que faites-vous maintenant ? Aucun regret ? Laissez-nous un message d’espoir.

DT : Aucun regret, content d’avoir pu faire mon maximum. J’ai toujours aimé la musique, comme la plupart des gens, mais je me disais « si ils peuvent le faire, mois aussi ». Donc, j’ai rassemblé un petit studio, donné une chance à des musiciens locaux d’enregistrer des chansons. Écrites par Mandie (ma femme) ou moi, la plupart du temps. Et c’est parti comme ça. Pour être honnête, je trouvais ça facile, de travailler à ma façon. J’ai donc pu sortir 21 disques en 6 ans, et monter des groupes de scène. Également, 7 albums et trois films de comédie, entre 1987 et 1993.  Je les vends sur E Bay, avec mon catalogue Poor Person Productions, en originaux ou en rééditions. Ces trois dernières années, j’ai aussi écrit de la science-fiction. Si vous voulez lire gratuitement aller sur  http://bookblogs.ning.com/profiles/blogs/there-be-somethin-about  également, pour vous fendre un peu la poire, et voire autre chose, en plus d’écouter notre musique, vous avez le choix entre 55 vidéos, http://www.youtube.com/user/ItsmeDave. Pour le message d’espoir, j’ai découvert que la musique est la plus merveilleuse invention que nous, humains, avons été capables de créer. Et facilement accessible, par la télé, la radio, ou le net. Aussi longtemps que nous sommes capables d’être une force, nous pouvons l’apprécier sous toutes ses formes. Et apprendre la vérité, ne pas en avoir peur. Tous ensembles, notre aspiration à positiver nous libérera.

Laurent.


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