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DVD : Rolling Stones - Some Girls Live Texas 1978

par lou 4 Mars 2012, 10:30

DVD

 

The Rolling Stones -

http://ecx.images-amazon.com/images/I/417v7q4dMdL._SL500_AA300_.jpgVous avez vu le film de Scorcese sur les Stones ?  Provocation d'appeler ça Shine A Light.  Parce que la lumière brille, pas de problèmes. Jagger en fait même tout un plat,FF demandant si il va pas se cramer le cul. Mais la batterie de projecteurs éclaire un tel désastre... Le vieux fan que je suis était épouvanté. Jagger et sa trombine de Jack Lang, qui se serait endormi dans un gaufrier. La voix nasillarde, incapable désormais de moduler. Keith et sa gueule de vampire. Et ce groupe raide et cassant. Hachant menu ses standards, les régurgitant sous une forme absolument atroce. J'ai eu honte pour eux, de les voir se faire ridiculiser à ce point par leurs invités. Y compris Christina Aguilera (si si) bimbo blondasse et canon, à la voix puissante. Toute étonnée de chanter, enfin, un truc intéressant. Laissant le père Mick réduit à son numéro de vieux satyre. Vous pensez qu’il ne va pas louper une occasion de peloter un tendron. Bill Wyman doit en baver de jalousie, en évoquant ses souvenirs d'incurable priapisme. Mais bon, c'est la vie et les Rolling Stones (les vrais) une autre époque. La réédition de Some Girls avec tous les bonus, j'ai failli me laisser tenter. Bien que je déteste ce disque, par ailleurs largement encensé. Et qui sonne si chloroformé. Et puis un ami ardennais m'a confirmé que tout ce matériel inédit était supérieur au reste. Tandis que les infos ici et la glanés affirmaient que toutes ces nouveautés sonnaient largement country. Et je ne vais pas donner du fric pour entendre les Stones parodier Hank Williams.

http://media.nola.com/entertainment_impact_tvfilm/photo/10138065-large.jpg

Par contre, le DVD de la tournée 1978 (par ailleurs réputée totalement bordélique) avec ce visuel si moche... L'occasion de saisir le groupe avant le grand congélateur, me disais-je. Défendant un album certes gonflant, mais avec eux qui sait ce qui peut arriver. Souvenons-nous des beaux éclairs de Voodoo Lounge, de Stripped. Et du coffret Four Flicks. Qui m'a couté cinq kilomètres à pied dans la neige, mais ça valait vraiment la peine. A croire qu'ils avaient fait étape à Lourdes. Alors Some Girls Live Texas 1978, abordé avec curiosité. Après tout, c'est l'époque ou Keith a rompu son pacte avec la grande blanche. Ici, il fait dans le sobre et le tranchant. A retenir Happy comme on l'aime, paquet de nerfs. Ceci débordant sur cela, le concert est honnête (on a connu bien pire) et les titres de Some Girls (la majorité) passent bien. Occasion de réévaluer Beast Of Burden, tiens. Terrifiant constat de rupture, casse-toi bitch, je t'ai assez supporté. Ce qui rend encore plus dispensable  la redoutable paire Shattered/Respectable. Lourdaud et pataud sont dans un bateau, et s'en vont vers le néant. Au-delà du ridicule  face aux classiques de toujours. Lesquels n'ont pas encore ce tic de sombrer dans une conclusion en forme de ferraillage guitaristique, qui deviendra  assez vite gonflante. Groupe en formation réduite (pas de cuivres) présentation sobre, ying yang, et cette rythmique sans égal qui tient le tout à la force du poignet. Mention spéciale à Bill, qui assure avec un pansement à une main. Coté défauts, on retiendra Jagger arborant un T Shirt à faire vomir Sid Vicious. Et déjà versé dans la retape gestuelle de grande folle. Mais il est en voix, et on veut bien consentir à l'absoudre de ses pitreries. Rien que pour sa façon de dynamiter les vieilles noisettes de Chuck Berry, ici distillées. Seul véritable surprise, l'excellent Far Away Eyes, agrémenté du violon grinçant de Doug Kershaw. Ce morceau country (ici je mange mon Stetson) désabusé résonne étrangement au milieu des accords coupants. Un peu comme si Lautréamont s'était soudain glissé sur scène. Et imposait sa vision intériorisé et déformante, à un état de fait acquis depuis longtemps.  Et puis, sur l'intro, Mick se lâche (enfin) quelques secondes. Le temps de rouler des yeux furibards. Du mal à comprendre si c'est le clavier qui débloque, ou si  Ian Mc Lagan, qui cachetonne aux claviers, trainasse en coulisses, au lieu de faire son job. Il se croit encore chez les Faces, ou quoi ? Pas de ça mon pote, we're a serious touring band. Et Ron Wood, au fait ? Appliqué on va dire, certainement conscient d'enfiler des médiators  trop grands pour lui. Et jamais pris en défaut. Ni largué, comme on l'a trop vu. Quoique son jeu de slide soit bien basique et limité.  Bref,  un truc pour les vieux grognards,  pas honteux.

 

Le CD bonus est tout à fait inutile, par contre. Jagger y a la voix cassé, on dirait un enregistrement pirate, autant qu''auto parodique, à trois euros la douzaine. On a droit à la rengaine Miss You, aussi. Et malgré de gros efforts pour énerver l'ensemble, le soufflé reste plat.  A bientôt la suite, on sait sur quel iceberg  brulant ces messieurs sont assis. Le concert de Miami en 1994, par exemple.

 

Laurent

 

 

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