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Garage Revival : The Morticians - Conseil de Discipline

par lou 25 Juillet 2011, 15:13

GARAGE REVIVAL

 

The Morticians

 

Conseil de Discipline

http://lost-in-tyme.ucoz.com/Covers/Morticians_Freak_Out_Front.jpgLes découvertes sur le net ?  Mais c'est archi mort, mon bon monsieur. Tout le monde en a fait le tour, bien content d'avoir remonté son content de perles rares.  D'ailleurs c'est l'heure de rentrer.  Attendons Sylvain quand même. Ce grand fouineur de la toile a le truc. Donnez-lui un derrick, un désert, et c'est le gisement assuré. Qu'il vous tend aussitôt. En nous laissant, à nous les besogneux du clavier, le soin d'assurer le service après-vente.  T'as quoi aujourd'hui, vieux frère ? L'album des Morticians, groupe garage anglais, un album au compteur (1987). 

Garage ? Option probable : encore des revivalistes, trop raides dans leur costume Flamin’ Groovies. Des opportunistes, vampirisant les Barracudas. Pas encore écouté et déjà classé. Bon, l'album s’appelle Freak Out With, la pochette parodiant le premier Mothers Of Invention à mort. Le sens de l'humour c'est bien joli, mais ce qu'on voudrait, c'est un groupe sauvage, un son crasseux. On est mal remis des Pretty Things et des Sonics pour tout vous dire.  La fuzz qui racle, un beat primaire, le vieux blues maltraité, les hurlements de coyote cynique. Dans notre conception des choses, le groupe doit faire l'enfer, et le chanteur (teigneux et psychotique, des comptes à régler avec le monde entier) épouvanter les parents en trois glaviots dans le micro. Mal élevé, aucune éducation, rien à foutre de rien. Votre conduite est inqualifiable, vous empêchez mes enfants d'écouter Muse. Les nouveaux Queen. Qu'on me passe le fusil à pompe. Et les chevrotines. Juste le calibre des Morticians, quoi. 

Gigantesque paire de claques. Ces cas sociaux éventrent leur rock comme des busards impénitents. Becs et ongles dans le gras. Festin obscène pour les tenants du bon goût. Visez  les reprises, Action Woman de Litter, auquel ils osent faire une grosse tête. Et LSD (oui, celui-là) rebaptisé ESP,  travaillé façon Ravaillac passant à la question. Même un Small Faces, en guise de Fessebouc.  Ou encore Hey Gyp, qu'ils ont appris de Burdon, plus que de Donovan. Sans compter ces relents caverneux de Blue Cheer, qu'on distingue ici et là.  Ah ils peuvent ricaner, et leur dégaine être dignes des Primitives. A la sortie du lycée, ils vont emballer sec, sans même poser leur bière. Longtemps qu'ils ont dû quitter l'école pour le chantier, de toute façon. La journée sans but s’achève enfin, alors que résonnent les dix minutes pétrifiantes de Section 44. Leur approche à eux du magnum opus climatique et ampoulé. Mélange mortel de Stooges et de Pink Floyd première manière. Hamac de clous rouillés, autant que de barbelés. Corrosion et napalm sont désormais les deux mamelles de votre amplification. Et les démangeaisons qui en résultent (effet permanent du cuir et de la gueule tordue) devraient encore augmenter la dose d'incompréhension que vous manifestent vos voisins. Vieux birbes de droite, pour le moins. Vous vous en foutez, l'album des Morticians tourne là-haut. Tout près du soleil. Eblouissant, si loin des crachats ordinaires. Les cons aboient et le rock passe. L'objet est facilement disponible en CD, et il existe une compilation de démos et de morceaux live. Merci Sylvain.

 

Laurent

 

 

LIEN :

E.S.P

 

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