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Heavy Rock - Plebb - Le Syndrome de Stockholm

par lou 9 Novembre 2010, 10:41

HEAVY ROCK

 

PLEBB

 

Le Syndrome de Stockholm

La Suède, ses magazines, ses films, et Abba. Deux beaufs, une blondasse à l'air niais, et une brune canon. Qu'attendre de plus, musicalement, de ce pays ? Plebb peut-être. Le grand groupe inconnu de cette contrée nordique.

 

Parce que c'est pas la pochette mochasse de leur unique album, pas plus que le titre idiot (Yes It Isn't) qui va plaider en leur faveur. A la vitesse où vont les choses 31 ans après la sortie du disque (voir la fabuleuse évolution des retraites et des salaires) va falloir les avirons grand format pour sortir victorieux de cette chronique. Et peut-être même hisser la grande voile.

 

Bon, vous aimez Wishbone Ash ? Mais pas les clones sans âme ? Fatigué du heavy métal, devenu si con, il vous reste un amour de la belle guitare ? Pire, vous regrettez amèrement que Thin Lizzy ait  mal fini, tout en vénérant November (groupe suédois, comme quoi....).

 

J'ajoute que vous avez 45 ans bien tapés, votre content d'illusions perdues, et plein de trous dans votre vie affective. Bref, l'anti bobo, qui reste fidèle à ses racines. Asocial par nature, vous méprisez la futilité de la culture djeun's et son coté jetable.

 

Venez avec moi, je crois qu'on va bien s'entendre.

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Plebb c'est d'abord de la rythmique aux muscles longs. Quand les deux guitares se lardent de coups de rasoir, il faut une bonne foulée derrière. Le bourrinage intensif ça va cinq minutes, mais le mental décroche vite. Pire, on s'englue les godasses dans du gras et les réflexes sont paralysés par le côté pavlovien des riffs. Bref, trop d'acier dans les oreilles rend con.

 

Pour la  tenue optimale des choses, le batteur doit être souple et le bassiste décontracté. Pas en tongs, mais pas loin. Tenir encore et toujours, sans sortir le fusil à pompe, pas si facile.

 

Ensuite, on a les deux guitares. Souvenez-vous de l'archétype déposé par l'intro de Sweet Jane sur Rock And Roll Animal. Nul besoin d'avoir joué au basket pour se faire des passes à l'infini.

 

En embrouillant dans un tel lasso l'auditeur, qui finit par se laisser saucissonner en souriant. Ou comment porter l'usage de deux douzaines de cordes à l'état d'art. A la quarte, à la quinte, à la tierce, en double harmonie, en bermuda au besoin, mais que ça résonne le beau.  Je prends le truc en sol, tu me le renvoies deux tons plus bas, pas facile. Écoutez-moi ce sens de la construction, la bonne note au bon moment. Comme le cristal.

 

Ajoutez un sens mélodique digne du meilleur Santana et c'est le petit monstre qui vient frapper à la porte des oreilles. Sans compter le chouette morceau en acoustique, bien prouver que le miracle est ailleurs que dans les amplis.

 

Prendre des risques ? Vous vous souvenez d'une bête belle et racée comme un chamois. Peut être un peu limite vocalement, certes. Dénuée de toute prétention en revanche.

 

C'était notre rubrique «Jamais réédité et pas près de l'être». La reformation récente n'ayant pas l'air d'y changer grand-chose, il reste l'espoir. Qui fait vivre.

Laurent

 

LIEN :

Myspace

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