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Les Olivensteins - Petit con j'étais...

par lou 28 Juin 2011, 09:56

PUNK ROCK

 

Olivensteins

 

Petit Con J'étais....

http://www.pias.com/fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/Les-Olivensteins-visuel3.jpgTrembles Satan, Lucifer, même Christine Boutin. Et tous les démons incubes et succubes. Car l'heure du châtiment est venue. Quelque part une armoire vient de s'ouvrir, laissant échapper boules puantes et camemberts trop faits. Le bon goût (que foutait-il dehors à cette heure) a pris un seau de merde sur la tronche, et le Vatican se déclare en faillite. En vérité je vous le dis, la vérole auditive peut s'abattre sur le clergé médiatique, on a exhumé les Olivensteins. Pourtant confinés dans un cercueil de plomb, scellés dans le béton. Que certains inconscients ont gratté jusqu'à la substantifique moelle radioactive. Laquelle, scandale, est maintenant en vente libre. Ceci est une page d'histoire,  un coup de godasse cloutée dans le dentier d'Ange. Mais, plus important, un lien efficace entre le punk anglais et Guy Lux. Johnny Rotten lâché chez Bernard Pivot, glaviotant sur les bouquins et provoquant un scandale dans le courrier de Télé Sept Jours. Qui découvre à cette occasion le terrorisme sonore. Et soutient les Ramones pour le concours Eurovision.  Mais je me calme. Silence. Et écoutez. Toi aussi gentil Xavier Bertrand. Je suis fier de ne rien faire/Fier de ne savoir rien faire/Je n'ai même pas le courage/D'aller pointer au chômage, vous avez demandé le Pôle Sans Emploi, ne quittez pas. Dans quelques minutes vous serez radiés à coups de lattes.  Quant au ministre de la santé, on lui conseille Euthanasie, à fond dans son Ipod.

 

http://www.the-drone.com/magazine/wp-content/uploads/2011/02/olivensteins_1-284x290.jpgVous l'avez compris, le rock français (les bijoux téléphoniques et autres mauvais) de l'époque, était sain. Pas les Olivensteins. Et même si cette compilation  inattendue est bien courte, une fois passé les démos et les live, ce qui reste une fois tamisé brule toujours.  Les deux titres précités, Je hais les fils de riches, et un bras d'honneur au bon docteur Claude Olivenstein (spécialiste du traitement de choc des junkies). Voilà de quoi faire un excellent maxi single. Impossible, par contre, de moralement cautionner une chanson à la gloire de Patrick Henry, ou un hymne à Pétain. Ce dernier d'ailleurs absent ici. Soit disant pour raison d'impossibilité à trouver une version au son correct. On verra dans ce fatras de contradictions, toute la difficulté de trouver un équilibre entre le vrai outrage, et la grosse provocation boutonneuse. Gogol Premier en était bien conscient,  qui a tout piqué ici. En y rajoutant la bonne dose de pipicaca décisive.  Et encore lui a réussi à passer chez Jacques Martin, et même à susciter la colère du sympathique animateur. Qui nous a tant pourri l'existence. A une époque où un petit pogo  s'imposait, face à cette daube rituelle. Certains poussèrent le cynisme à accepter l’oppression, mais en profitèrent pour réfléchir à leur condition. Leur carrière scolaire en souffrit, mais leurs idées bizarres s'en  trouvèrent justifiées. Aujourd'hui, ils sont perdus pour l'intégration sociale.  De toute façon, il vous faut ce petit CD morveux, avec son livret copieux (autant que bilingue, pensez à l'export) et son clip vidéo en bonus. Au moins pour terrifier votre abruti de neveu, celui qui croit qu'Offspring ou Green Day sont des groupes de rock. Notion qui se confond facilement avec le rôle de valets de l'industrie, aujourd'hui. Les premiers seront les derniers. Et les habitués du fond de la classe en ricanent encore. Le tout est dédié à feu le chanteur des Dogs. Preuve ultime de bon goût.

Laurent.

 

 

http://nyarknyark.fr/spip.php?article2

 

http://www.kingautomatic.com/fourdu/olive.html

 

 

 http://www.youtube.com/watch?v=HjETIlxOJhE&feature=related

 

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