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Les Ramoneurs de Menhirs - Punk Rock & Activisme / Interview

par lou 9 Novembre 2011, 09:35

ROCK EN FRANCE

 

 

Les Ramoneurs De Menhirs

 

 

Entretien à batons rompus

http://www.kazeo.com/sites/fr/photos/236/les-ramoneurs-de-menhirs,2363247-L.jpg

 

 Pour ma part, j’avais perdu trace de Loran dans les souvenirs d’un article sur la reformation temporaire des Béru lors des Transmusicales de Rennes en décembre 2003. Les Bérurier Noir, quand le frangin écoutait ses vinyles dans notre piaule, et ces textes qui résonnaient comme la violence latente qui montait en moi en cette période d’adolescence forcément perturbée. Quelques années plus tard, au détour de discussions passionnées, j’apprends que Loran tourne toujours au sein des Ramoneurs de Menhirs. Et pour les avoir vu lors du festival interceltique de Lorient, on peut clairement affirmer que le rock alternatif français n’est pas mort ! Au contraire, la nouvelle bande de Loran, bretonnante et punky, déchaine des hordes de punk breizhiens à chaque nouveau concert, jeunes et anciens se retrouvant sur les coups de butoirs du combo forcément engagé et essentiel dans un paysage musicale bien trop lisse de nos jours. Occasion idéale de taper la bavette avec ses mercenaires du punk rock ! Un grand merci à Julie sans qui cette entrevue n’aurait pu avoir lieu.

 

1/ Bonjour Loran, bonjour à tout le groupe, et d’abord merci pour cette entrevue qui nous rend très heureux. Petite présentation pour commencer. Peux-tu nous présenter les membres des Ramoneurs de Menhirs ? Comment est né le projet et quels sont tes liens avec la culture celtique ?

 

Les Ramoneurs de Menhirs, c’est une vieille histoire d’amour et d’amitié qui a commencé au début des années 80 dans les rues de Paris. On était une jeune bande de punk anarchistes, on avait entre 16 et 18 ans, on s’appelait « Les Crasseux » (en référence au groupe CRASS), on était une tribu de jeunes garçons et filles, jeunes guerriers et amazones se battant contre le système oppressant. C’est là que j’ai rencontre Éric (sonneur bombarde/biniou) pour la première fois.

A partir de 83, les Béru ont traversés la France et les pays francophones de toute part, puis on s’est un peu perdus de vue, et c’est en 85 qu’on a fait appel à Éric et Jean-Pierre (cornemuseur occasionnel des ramoneurs), pour sonner une gavotte à la fin de « Vive Le Feu ». Il faut dire que ce morceau a eu un impact terrible en Bretagne, on a failli faire un maxi 45 tour en soutien aux écoles Diwan mais le projet est tombé à l’eau car les Béru étaient trop occupés à militer sur tous les terrains.

C’est lors de la reformation (transformation) des Béru, en 2003 aux Transmusicales de Rennes, qu’on a fait appel à toutes les personnes qui ont participé artistiquement avec le groupe, dont Éric et Jean-Pierre. La connexion était faite à nouveau. Pour Astropolis en 2005, Jean-Pierre n’était pas disponible et c’est Richard – qui sonnait en couple avec Éric à l’époque – qui est venu assurer la gavotte endiablée devant le public électro-punk déchaîne !

En 2006, le couple de sonneurs Éric et Richard ont sorti un album traditionnel et ils m’ont contacté pour venir sonner de la guitare électrique en tant qu’invité sur leur album. C’est là que j’ai rencontré Louise Ebrel et Momo, qui allaient devenir les chanteurs des Ramoneurs. Dès les premières minutes de répèt’, l’osmose musicale entre nous a été incroyablement magique, de la pure alchimie ! En deux sessions de répèts’ sont nés 2 morceaux qu’on trouve sur leur album (Yaw ha yah haw et Vel’ un tour tan), un kas a-barzh et une gavotte d’honneur. Les Ramoneurs de Menhirs étaient nés !

En ramonant les menhirs, on a réactivé la féerie des traditions celtiques et bretonnes.

 

Présentation des Ramoneurs :

Nous avons tous plus de 30 années d’expérience scénique allant du punk rock aux traditions de kan ha diskan.

Momo est le canal historique du groupe, un des premiers prof’ de breton des écoles Diwan, il fait parti des fondateurs de l’école Diwan de Lorient (en 78). Licencié de langues bretonnes et anglaises, c’est la référence historique et littéraire du groupe. Aujourd’hui encore, il est prof de breton en école bilingue.

Richard, qui a commencé dans le bagad des bretons de Paris dès sa plus jeune enfance, est un spécialiste des danses bretonnes, ainsi que de la bombarde et du biniou. Il a été prof de danse celtique pendant longtemps et est actuellement prof de musique et de bombarde.

Éric sonne de la clarinette, de la bombarde et du biniou depuis plus de trente ans. A la fin des années 70-début des années 80, il a commencé ses classes musicales en tant que bassiste dans des groupes punk et par la suite dans des groupes de reggae, pour finalement retrouver les bagadoù bretons. Avec Richard, ils sont ensuite devenus un des meilleurs couples de sonneurs de Bretagne !

Louise Ebrel, véritable encyclopédie de la musique bretonne et des chants à capella kan ha diskan, est la fille d’Eugénie Goadec, figure emblématique des célèbres sœurs Goadec qui ont redonné vie aux traditions bretonnes à partir des années 60.

L’alchimie artistique entre nous cinq est incroyable !

Il faut rappeler également que Fanxoa, le chanteur des Béru est d’origine bretonne ! Et qu’après les Béru, j’ai habité pendant dix ans en Ligurie (vallée des merveilles), montagne sacrée des celtes.

C’est dans ces vallées que se trouvait la pierre des chefs de tribus celtes, qui a été volée à la fin des années 80 sous les ordres de François Mitterrand. A l’heure actuelle, personne ne sait où se trouve cette pierre. On peut en trouver une copie dans un musée de la région. Tous les chefs de tribus celtes ont médité auprès de cette pierre qui est imprégnée de toute l’énergie celte depuis des millénaires. Voilà ma grosse connexion avec la culture celte. Le pont était fait pour ma venue en Bretagne !

Pour ma part, je suis issu d’une famille d’immigrés grecs qui ont fuit les massacres de l’armée et des autorités turques. Dans la prophétie des druides, il est dit que c’est un étranger qui rendra la Bretagne libre….

Ce qui explique encore une fois l’ouverture d’esprit des bretons envers les étrangers et envers la différence ! Et c’est là le gros point qui sépare l’état d’esprit breton à l’état d’esprit du gouvernement français, qui est pour sa part xénophobe et par conséquent replié sur lui-même. Il n’y a aucun avenir sain pour ce genre d’état d’esprit. La séparation et l’indépendance deviendront évidentes.

 

 http://www.technodisco.net/img/artists/big/l/les-ramoneurs-de-menhirs.jpg

2/ On sent clairement à travers votre musique la volonté de concilier le rock urbain à l’héritage folk. Pouvez-vous nous expliquer un peu votre démarche, et quelle place accordez-vous justement au répertoire folk français ?

 

Le lien direct entre la culture punk rock et les traditions bretonnes est l’esprit d’insoumission.

Pour exemple, voici une citation d’un des plus grand barde moderne de Bretagne, Glenmor : « Quand l’homme se veut tel, il n’a qu’un devoir l’insoumission ».

 

 

3/ Loran, tu es passé des squats parisiens à la douce et bouillonnante Bretagne. Pourquoi un tel choix ? Le désir de fuir le stress urbain ?

 

Il est évident qu’avec le temps je me rapproche de Mamm Douar (notre mère la Terre), je me sens attiré par toutes les énergies de la nature. Pour moi le squat urbain est avant tout une lutte contre la spéculation immobilière dont la finalité est plutôt de construire des villages à échelle humaine où les rapports humains seraient basés sur l’échange et l’entraide et non pas sur l’esprit de compétition qui gangrène les grandes villes !

Il faut réapprendre à vivre en harmonie avec les autres espèces de vie sur la planète (végétales, minérales et animales). La vie en ville coupe nos racines essentielles, ce sont des civilisations hors sols, complètement déconnectées de Mamm Douar.

 

 

4/ Avec Frank Darcel, nous avions discuté à l’occasion de la sortie de son ouvrage Rok ! du particularisme breton. Qu’est ce qui fait selon vous que la Bretagne soit rock ?

 

Le rock est né dans les champs de coton. A cette époque la musique était la seule chose qui était accessible aux esclaves. Donc les origines du rock sont revendicatives. Les groupes qui se disent rock et qui ne revendiquent pas, détournent les origines et la tradition de cette musique.

Il est évident que la Bretagne est la terre promise du rock, de part son esprit indomptable. Avec l’explosion du punk en Angleterre à la fin des années 70, beaucoup de groupes UK sont venus jouer en Bretagne sans pour autant venir jouer en France.

La France et son système de show business a asservi le rock, l’a soumis à la loi des financiers, la plus belle caricature en est Johnny Hallyday.

 

 

5http://arrilemosin.free.fr/public/.Amzer_an_Dispac__h_pochette_m.jpg/ Sur votre dernier opus, on voit clairement que vous déterrez la hache de guerre et repartez au front. Le rock est-il toujours subversif selon vous, et a-t-il une connotation politique ?

 

Déjà nous préférons déterrer le H de guerre que la hache ! ;o)

La plupart des révolutions sont récupérées par les hommes politiques et leurs médias. Il est évident que les bains de sang ne règlent aucun problème ! A la révolution sanglante, je préfère l’Évolution.

C’est par notre mental et non notre force physique que nous devons sauver ce qui reste à sauver !

Par respect pour nos enfants, pour nous même et toutes les autres espèces de vie sur la planète !

Nous devons vivre en harmonie ensemble car nos différences sont notre richesse !!!

Écoutons l’enseignement du cœur de la forêt qui nous montre clairement que sa force vient de toutes les essences de vie différentes qui s’harmonisent entre elles.

 

 

6/ Sur votre site, on voit clairement le côté militantiste du projet, et on ne peut s’empêcher de voir planer l’ombre des Béru sur votre album. La guérilla est donc toujours d’actualité ? Je me souviens vous avoir vu Loran soutenir les manifestations contre le CPE il y a de cela très peu de temps. Il est donc temps de brandir les guitares, non ? Du même coup, que pensez-vous de la scène actuelle, de la jeunesse des années 2000, et du quinquennat de Nicolas Sarkozy ?

 

J’ai préféré prendre une guitare plutôt qu’une kalachnikov. Encore une fois, le rôle du barde est de fédérer la tribu et non pas de la détruire !

Sarkozy est vraiment une caricature de ce qu’on peut faire de pire dans les dérives libérales et qui met en avant constamment le profit au détriment de la vie !

Sarkozy n’est pas un chef de tribu, ce n’est qu’un homme politique corrompu qui a su utiliser les médias pour sa com’ et passer au pouvoir. Ma vision du chef de tribu est tout autre ! Pour moi il doit être du côté des plus démunis. Pour réduire les écarts entre ceux qui ont tout et ceux qui n’ont rien. A l’heure actuelle c’est l’inverse qui est fait…. Mais à part ça Sarkozy est juste un pion du grand système de l’ordre mondial dirigé par les familles des plus riches.

J’ai commencé mon 1er groupe à 13 ans (Cadenas Rock) et l’un de nos premiers morceaux était : « Liberté, aux armes écoliers ». Effectivement c’est par la jeunesse que les choses doivent évoluer. L’éducation de notre jeunesse est très importante pour cela ! L’État l’a très bien compris et c’est pour ça qu’il supprime d’années en années l’argent des écoles et des universités, qu’il impose un programme scolaire très fermé, basé pour la plupart sur les mensonges de l’église et du capitalisme.

Une des urgences actuelles est de réformer le système éducatif ! Il faut arrêter de lobotomiser notre jeunesse à l’aide de la télé, des médias, d’internet et de la malbouffe. Tout est fait pour que la jeunesse reste a la maison, qu’elle ait peur du contact réel avec l’autre (rencontre virtuelle, amour virtuel, information virtuelle, achat virtuel…), le slogan Évolutionnaire de demain sera certainement «  Sortons de nos maisons » !!! Nos maisons sont devenues de véritables prisons dorées avec certes tout le confort moderne mais aussi ses conséquences (pollution…). On sent bien que les rassemblements, la communication et la convivialité deviennent prohibés. L’état passe son temps à séparer les humains, à les cloisonner, pour mieux les contrôler. Une véritable dictature orchestrée par des gens dits respectables… les pires de tous !

 

 

7/ Que pensez-vous de la scène underground actuelle (musicale, littéraire, etc) ?

 

Il est rassurant que face à la castration artistique organisée par l’état naissent de partout des poches de résistance dites underground ou alternatives.

C’est une réaction normale à l’oppression. Les Ramoneurs de Menhirs sont un groupe amateur, en trente quatre années de concert, je n’ai jamais été intermittent par choix politique, je refuse d’être un fonctionnaire de l’état ! En tant que barde libre, je joue quand et bon me semble et en toute liberté !

C’est par notre esprit de tribu basé sur le partage et l’entraide qu’on arrive à s’en sortir financièrement.

 

 

8/ Vous tournez beaucoup tout en conciliant vie familiale et activité professionnelle ? Il faut une sacrée organisation, non ?

 

En parlant d’organisation, nous faisons appel à l’esprit de l’araignée !

Notre esprit d’araignée à nous s’appelle Julie Pixhell. C’est elle qui tisse nos réseaux et au vu de nos emplois du temps respectifs très chargés, la tache n’est pas aisée. Mais telle la veuve noire, elle s’en sort à merveille !

 

 

9/ Question pour Loran : as-tu conscience du "mythe" qui a grandi autour des Béru ?

Par exemple, lors de la réformation à Rennes, y'avait une ambiance de dingue dans la ville des semaines avant et des semaines après (tous les punks à chiens de France avaient débarqués dans la ville). Je me rappelle être passé à la Fnac 15 jours avant le concert y'avait tout un groupe (avec leurs chiens) qui siégeait devant la billetterie :

- On veut des places pour les béru !

- C'est complet depuis 1 mois monsieur.

- Fasciste !

Tout ça devant le pauvre agent de sécu qui savait plus quoi faire !

Et tout ce beau monde est resté encore plusieurs semaines après. C'était un beau bordel devant le Mondo Bizarro par exemple (qui a été fermé de force par la préfecture du coup). Au concert y'avait 5000 personnes dans la salle et autant dehors.

 

Pour moi l’esprit des Béru ce n’est pas seulement le groupe en tant que tel, mais c’est avant tout toutes les personnes qui se battent pour que les choses changent avec un bon esprit ! Tous des béruriers, tous des agités ! Nous ne sommes pas pour le star système, je ne suis certainement pas une star du rock, juste un barde nomade qui adore communiquer en concert. C’est avant tout le public qui est notre cœur artistique ! Sans oublier bien sûr les organisateurs et les milliers de bénévoles sans qui rien ne serait possible !

 

 

10/ Vos projets à venir ?

 

La tête pleine de futurs projets ! En ce qui concerne les Ramoneurs, un nouvel album est en préparation. Pour ce troisième opus, on fera la connexion entre les cultures minoritaires, car finalement toutes les musiques traditionnelles à travers le monde ont des points en commun que l’on essayera de mettre en évidence. Ce prochain album sera représentatif de la lutte des peuples indigènes face à l’oppression du rouleau compresseur de la globalisation. Encore une fois nous pensons que c’est dans la diversité que se trouve la richesse humaine !

Pour ma part j’ai aussi d’autres projets en parallèle mais je préfère en parler ultérieurement ;o)

 

 

11/ Questions sans intérêts ou médisantes mais qu’on n’a pas pu s’empêcher de vous poser :

- Est-ce que les ramoneurs sont suivis par toute une compagnie de CRS lors de leurs déplacements de tournée comme c'était le cas avec les Béru ?

- Est-ce que Loran a toujours les test-pressing des Béru qu'il vendait à 100F pièce y'a une quinzaine d'années à Pantin (à côté de l'usine qu'il squattait en face de mon boulot) ? Parce que là j'ai un peu plus de sous qu'à l'époque

- Que penses tu du fait que les originaux des Béru soient collectors ? Comment as tu vécu votre soudaine célébrité, vers 1987 ?

 

Petite anecdote qui s’est passé récemment… je t’écris du camion, de retour de Wallonie, où notre concert a été interrompu par la police fédérale car le contenu politique de nos morceaux était trop libertaire à leur goût. La Belgique n’a plus de gouvernement, ce qui peut paraître au premier abord positif, mais au final la réalité en est autrement… le pays est contrôlé par la police fédérale et les bourgmestres (maires). Ce qui revient finalement à une dictature car la police qui contrôle le pays n’a pas été élue par le peuple.

D’ailleurs certaines mairies en France et ailleurs, mais pas en Bretagne apparemment, reçoivent des pressions ou disons des « recommandations » de la part des préfectures pour tenter de nous faire déprogrammer. Alors que nous ne sommes que de simples bardes… c’est en quelque sorte un autodafé des temps modernes, certes plus soft dans la pratique mais tout aussi dangereux dans la réalité… Une nation ou une tribu qui oppresse ses artistes finira toujours à long terme par oppresser ses propres enfants. Nous sommes bien dans un ordre mondial fascisant.

Par rapport aux albums vendus à des prix exorbitants sous prétexte qu’ils sont des collectors, le Folklore de la Zone Mondiale a choisit comme parade de represser tous les albums des Bérurier Noir à prix défiants toute concurrence, pour tenter de casser le business des commerçants sans scrupules qui essayent de spéculer sur l’esprit des Béru. Jamais l’esprit des Béru ne sera à vendre, il nous appartient à tous de le préserver de la plus pure des façons !

C’est également pour cela que nous sommes entièrement pour le téléchargement libre. En parallèle le public sait bien qu’en achetant nos cd à notre stand ou sur le site du Folklore de la Zone Mondiale, l’argent servira directement au financement du groupe.

 

http://userserve-ak.last.fm/serve/_/2499689/Les+Ramoneurs+de+Menhirs+presse10.jpg12/ Questions pertinentes : Vous lui faites sniffer quoi à Louise Ebrel (80 ans je crois) pour la faire monter sur scène avec vous à 5h30 du matin ?

 

L’énergie pure n’a rien à voir avec les drogues ! C’est de l’adrénaline à 300 % directement connectée avec le cœur. Louise Ebrel est une femme de cœur et très ouverte d’esprit. Souvent le grand malentendu avec la culture punk rock c’est qu’elle n’a rien à voir avec la violence, c’est tout simplement de l’énergie pure sans aucune concession. Laissons les drogues aux chamans et arrêtons de consommer bêtement n’importe quoi n’importe où avec n’importe qui. On peut dire que cette adrénaline est totalement gratuite et accessible à tous et qu’elle ne finance en rien les mafias de la drogue. Ce qui dérange bien, encore une fois, l’état qui utilise toutes ces drogues pour asservir sa jeunesse… rappelons nous comment les tribus amérindiennes ont été exterminées avec l’alcool du visage pâle. Mais à part ça… au jardin de mon père Mariejeanne est jolie !

 

 

 

Salutations des Menhirs………………. kenavo deoc’h !

(Août 2011)

Entretien mené par Seb, avec la participation de Manu, Laurent, Grognon, Maxime et Yoann.

 

LIEN :

Site Officiel

Folklore de la Zone Mondiale

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