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Néo Psychedelia - Vibracathedral Orchestra

par lou 12 Janvier 2012, 21:57

NEO PSYCHEDELIA

 

Vibracathedral Orchestra

 

Je trouve pas l'interrupteur

http://syrfox.files.wordpress.com/2008/06/vibracathedral-orchestra-photo.jpg?w=290&h=217

Longue rumination. Personne à qui s'adresser sur ce quai de gare. Vibrations mauvaises avec parano dans les couloirs. Purifier l'air, ouvrir une trappe céleste, accrocher une musique en spirales. Conversation interne/intériorisée/intériorisante. Science du néologisme. Je voudrais parler,  j'emploie un alphabet nouveau. Un jeu de signes abstraits et lumineux. Vibracathedral Orchestra, créature anglaise à la monstrueuse discographie. Enquête forcément partielle. Travail scientifique et minutieux.  Aube crue sur de longs drones parfaitement défonçant. Guirlandes d'un noël enfin débarrassé de ses scories marchandes. Des cadeaux à tous les étages. Plus c'est pareil et plus ça change. Ergonomie du détail qui tue. Masse compacte, qu'on aborde sans rien (RIEN) y comprendre. Mais le rock and roll est aussi fait de ça. Un régime brutal, destiné à changer les visages et les âmes.  Sacré période d'adaptation à prévoir. Où les vieux briscards  reconnaitront  l'empreinte de Terry Riley. Souvenez-vous de cet album maudit avec John Cale. Je parle de références, de concret. Pour donner une direction, mais certainement pas un sextant. Bases de références Versatile Arab Chord Chart  (2001) Queen of Guess (2003) et Wisdom Thunderbolt (2007).  Ou un labyrinthe sans fin, qu'il est conseillé de parcourir au moins une fois. Sans prendre de notes, merci. Sinon ça compte pas et c'est trop facile. Vous connaissez ce jeu de patience, où il faut trouver des mots dans un méli-mélo de lettres. Mon truc à moi c'est de commencer en haut à gauche,  puis dans tous les sens. On patine un peu au départ, et  au fur et à mesure tout se révèle.

Serrée la grille, champ d'une bataille mentale bien menée. Pas de marche forcée, la fonction libertaire sera primordiale. Si vous passez un de ces trois disques dans un réveillon (oh  oui, oh oui) la soirée à toutes les chances de finir mal, ceci dit. Et pas seulement à cause des relents de raga, ici et là. Musique individualiste par essence, celle de Vibracathedral Orchestra néglige les oreilles, en allant taper directement au cortex. Immense vague de chaleur, ou surgit brusquement un riff des Stones. Je vous assure que la Télécaster vintage dans ce genre de cordée, ça heurte sérieusement. Alors le temps s’arrête. Deux longues secondes. Et on se laisse de nouveau embarquer par une fusion de bronze, content de notre sort. Ah les enfoirés. On n’en saura pas guère plus sur les gonzes derrière tout ça. Une approche basique laisserait supposer des mutants, défoncés jusqu'aux talons. Mais la façon méthodique (la maniaquerie dans le délire ludique, presque) trahit plutôt un genre de Steely Dan, nourri au kraut plus qu’au jazz... Des tatillons  du détail qui tue, si vous préférez. J'entends râler au fond de la salle, bien sûr je vous facilite pas le boulot. Et comment que vous allez monter au charbon tous seuls, comme des grands. Prendre des risques un peu, d'autant qu'ils sont quand même réduits. Pas de clichés, de blues rock, de baveux ou de facile. Le manuel du petit rocker est ici inutilisable. Et les pochettes (j'appelle toujours ça «pochettes» pas «livrets») sont totalement absconses. Tout dans la symbolique en béton. Impossible de s'en sortir sans  bonne volonté.  Sauter du quinzième étage, c'est avant tout dans la tête. Un gros (GROS) matelas vous attend à l'arrivée. Situation bloquée sur  panne d’ascenseur. Tous perchés sur la grande échelle du temps libre. Abolition des idées reçues, les centristes se débinent par la fenêtre, et un tas de questions sans réponses s'entassent dans les poches sous les yeux. On a rien retenu, mais tout gardé. C'est quoi ce bordel, diront les tenants du conservatisme le plus Poujadiste, la marge bénéficiaire toujours en ligne de mire. J'en vois qui rigolent, eux ils ont saisi la quintessence. Ils savent désormais les tenants ('tain, c'est pas facile à apprivoiser) et les aboutissants (fuck, sacré came addictive).  Chronique déjantée, obligatoirement.
Laurent

 

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