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Roazhon Rock City-Rennes une ville en rock/Part.1

par lou 29 Juillet 2010, 15:38

Roazhon Rock City

Rennes une ville en rock

Volume 1

La scène rock

Par Gaël

http://www.canalb.fr/shows/au-bon-plaisir/bikini_machine_3.jpg

Entretien avec Fred Gransard

Fuzzine : Pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas tous, comment s'est formé le groupe et dans quelles circonstances ?

 

Fred Gransard : Bikini machine est d'abord un trio en studio dès 2000 formé par des ex-skippies. il devient, pour les besoins de la scène, un quatuor en 2001 puis un quintet l'année suivante, les 2 nouveaux membres sont des ex-Terminal Buzz Bomb.

 

F : On sent clairement que votre son est directement hérité des 60's avec un mélange de groove, boogaloo, exotica, french beat et électro. Quelles sont vos influences majeures ?

 

F.G : Le groupe est né en plein environnement "big beat" et on était un peu influencé par les premiers David Holmes, Fat Boy Slim ou Bentley Rythm Ace pour les mixes 60's/dance floor mais les cotés plus "classiques" garage rock, surf, freak beat, soul ou yéyé ont finis par prendre le dessus. D'une manière générale on écoute de tout à l'exception du zouk et de Bénabar.

  
F : Premiers disques achetés ?

 

F.G : Aucun souvenir pour ma part, cela devait être une connerie genre Eye of the tigger ou I was made for lovin you à 11 ou 12 ans. Par contre, on m'a donné vers 7-8 ans une cargaison de 45t des 60's. Ca allait de Sheila aux Stones en passant par Morricone et Richard Anthony.

 

F : Premiers concerts ?

 

F.G : Perso en 1988 à la batterie au Scarron, rue Dreyfus dans un garage band nommé Creepycrap


F : vous venez de sortir un nouvel album. Comment s'est déroulée l'écriture et comment attaquez-vous la nouvelle décennie ?

 

F.G : Les enregistrements dans notre studio ont dû s'étaler sur une dizaine de mois, on a fait une trentaine de titres plus ou moins finis avant de se concentrer sur la moitié. On n’a pas de méthode particulière, chaque morceau est travaillé différemment, cela est dû en partie au fait que nous jouons chacun de plusieurs instruments.


F : Allez-vous jouer cet été en France ou à l'étranger ? 

 

F.G : Un peu, mais l'essentiel de la tournée est déjà passé. On a 3 ou 4 dates en France et un festival en Italie cet été.


F : Rennes est une ville étudiante avec un passé rock n'roll indéniable. Étés vous en relation avec des groupes rennais ou bretons en qui vous verriez un bon potentiel pour les années à venir ?

 

F.G : On est en relation avec quelques groupes, la liste serait longue à établir...si il faut en citer un, à l'unanimité : Wankin' noodles!

 

Discographie :

  • 2003 : An Introduction to Bikini Machine
  • 2006 : Daily Music Cookin' with Bikini Machine
  • 2006 : Bikini Machine joue Dutronc
  • 2009 : The Full Album

LIEN :

 Myspace

 

 

     Kalashnikovhttp://2.bp.blogspot.com/_Mdobvet11vo/TFGHBWuJcYI/AAAAAAAAA9k/XiuQ_ryZoV4/s1600/kaslashnikov.jpg

    Entretien avec Martin Perrault


    Fuzzine : Peux-tu nous parler de tes débuts dans les musiques ?


    Martin Perrault : J'ai commencé la guitare à 5 ans et fait mes premières scènes dés 7 ans. Je jouais et chantais seul sur scène pour des radio-crochets ou de petits concerts en Bretagne. Ensuite mon frère, Tonio Marinescu (nom de jeune fille de notre grand-mère roumaine) a acquis une batterie et on a monté notre premier groupe vers 1976. Kalashnikov.


    F : Quel est ton parcours et quelles sont tes influences majeures ?


    M.P : On a changé souvent de musiciens et de chanteurs avant de rencontrer Boulmich' (basse) en 1979 et Dominic Sonic (chant) en 1980. En 1982 on s'est fait repéré par Jean Louis Brossard lors d'un festival à Guingamp et il nous a proposé pour notre baptême du feu rennais la première partie de Johnny Thunders accompagné d'une partie des Heartbreakers à la salle de la Cité en mai 1983, puis les Nuits Terrapin en juin (je passais mon bac philo le lendemain à Saint-Brieuc) et les Trans en décembre de la même année. S'en sont suivi 300 concerts jusqu'en 1987. Fin de la partie, game over dans le club mythique de Vigo (Espagne) "El Kremlin".

    Nos influences allaient des  Stranglers aux Stooges en passant par les Ramones, les Dead Boys, les New York Dolls, les Damned. Gamin, j'étais fan des Animals dont je reprenais "The House of the Rising Sun" sans trop bien comprendre les paroles (je les avais appris phonétiquement). Ado, j'étais fasciné par le punk anglais et plus tard new-yorkais. Maintenant j'écoute un peu de tout et je me surprends à apprécier des artistes sur lesquels je crachais dans ma période ado-punk.


    F : Premiers concerts en tant que spectateur et premiers disques achetés ?


    M.P : Mon premier concert : The Rocky Horror Show en 1976 au Piccadilly Theatre à Londres. J'avais 11 ans et j'étais accompagné de mon correspondant londonien chez qui je passais un mois par an, mais bon c'était plus une comédie musicale. Donc premier "vrai" concert : Motorhead en 1979 salle Robien à Saint-Brieuc en compagnie de mon frère et de Boulmich'.

    Premier disque acheté : J’en n’ai plus souvenir. À l’époque, j’avais l’habitude de piquer ceux de mon frère (qui a 2 ans de plus que moi).


    F : Kalashnikov, au même titre que Marquis de Sade est une figure légendaire de la scène rennaise. Peux-tu nous parler de cette scène des 80’s à Rennes, de vos premiers concerts et des groupes avec lesquels vous aviez le plus d’affinités.


    M.P : On avait pas mal d'affinités et du coup on a fait pas mal de premières parties des Nus, d'Orchestre Rouge, le premier groupe de Theo Hakola, de Marc Seberg et de Corazon Rebelde. Je me rappelle un super concert en 1985 en ouverture de The Sid Presley Exprerience (avec les frères Coyne qui formeront plus tard The Godfathers) salle Alfred Jarry (avant d'être rebaptisée l'Ubu). La scène rennaise qu'on connaissait se rencontrait sur les marches du théâtre, place de la mairie. Il y avait les Trotskids, les Nihilistes (avec Big René qui montera plus tard la boite de prod : Radical Productions à Angers avec Doudou manager des Thugs), et plein d'autres groupes disparus et (un peu) oubliés. C'était la scène Punk Oi qu'on côtoyait sans vraiment y adhérer. Il y avait aussi P38 puis Les Conquérants et Gil Riot leur guitariste qui nous a rejoints après leur séparation et joue toujours avec mon frère. Les années 80 étaient, peut-être parce que je découvrais la vie, un mélange de sons et les amitiés n'étaient pas forcement liées aux gouts musicaux. J'avais un bon copain de fête à l'époque, mais qui jouait dans des groupes new wave qu'on trouvait nazes : Obispo. Comme quoi... J'étais assez pote avec un des bassistes des Splassh, un super trio Indus de Brest et avec et toujours (c'est mon voisin) Chris Georgelin le guitariste de Coyote Pass LE groupe punk brestois. On a rencontré Marc Minelli vers 85 et nous sommes devenus amis. Il nous a même accompagné sur scène pour remplacer Boulmich' qui avait une petite faiblesse ce soir-là. Et puis nos premiers amis musiciens étaient de Saint-Brieuc comme Philippe Maujard et Tox Géronimi de Ubik.

    À Rennes, on passait aussi notre temps au bar le Be Bop. C'était notre QG et comme il était situé près de FR3 où on avait nos entrées grâce à Philippe Tuffigo (RIP) de l'émission Mégamix, on a pu y rencontrer brièvement The Stranglers en 1983 : l'halu ! Imagine arriver dans ton bar habituel et comme seuls clients en ce début d'après-midi : The Stranglers au complet, tranquillement accoudé au bar. Les groupes venaient d'outre-Manche (ou d'ailleurs) enregistrer leur émission Mégamix qui était diffusée ensuite sur toutes les antennes FR3 et quelques fois passaient boire un coup dans ce bar. C'était un lieu magique ou tout pouvait se passer et on vivait dans la capitale du rock en France de l'époque.


    F : Dominic Sonic faisait partie de ton groupe. Nous connaissons un peu son parcours, mais celui des autres membres du groupe reste assez obscur pour nous. Peux-tu en parler en détail ?


    M.P : Mon frère Tonio Marinescu (né Antoine Perrault :) à la batterie. Ces jours-ci on peut le voir avec Dead Horse Problem (un super album vinyle), Rio Cinema Orchestra (un album et un en construction) et Julian Poulson & The Phantom Travellers... Et quelques centaines de toiles, bouts de bois, affiches ou pochettes de disques pour Kalashnikov, Dominic Sonic, Casse Pipe, Leatitia Sheriff, The Night Of The Hunter Project, Shake It Like A Caveman et James Chance & The Contortions... Il détient toujours le record de passage aux Transmusicales dans des formations différentes.

    Boulmich' à la basse qui a monté ensuite Animatorz et Sex Tattoo et qui est décédé depuis d'une fin tragique. Benoit Touchard à la basse après que Boulmich' quitte le groupe et qui depuis est un super régisseur. Christian Martinez notre saxo dont j'ai perdu la trace depuis. Et puis nos potes qui nous accompagnaient en toute occasion pour prêter la main au chargement du matos et/ou vider les bières des loges pendant qu'on jouait : T. Pot qui est backliner actuellement pour Gaétan Roussel et qui a fait le tour du monde avec les plus grands dont Willy DeVille et Saucisse P Tardif guitariste chanteur et surtout peintre.


    F : Quels sont tes projets actuels au niveau musical ou autre ?


    M.P : À la fin du groupe qui a coïncidé avec ma rupture avec mon amie et mère de ma fille, j'ai pris la décision d'arrêter la musique en tant que guitariste et suis parti à l'aventure en Espagne. J'y ai monté une boite de prod de tournée. J'y suis resté trois ans en alternant avec Rennes où je participais à l'asso Fun Spectacles avec laquelle on a monté la Fun House, lieu alternatif mythique et hélas fermé depuis près de 10 ans. Après plusieurs structures et projets, dont celui d'une tournée sur péniche "Penich'Tro" (7 éditions), je travaille chez 3 P'Tit Tour / Yapucca Productions depuis 10 ans, boite de prod et de tournées. On y fait tourner en exclu mondiale mon pote Dominic Sonic, Bikini Machine de Rennes, mais aussi Syd Matters, Azyl, Gaétan Roussel, Mustang, Emir Kusturika & The No Smoking Orchestra et même (si si !) Demis Roussos. Je n'ai pas retrouvé encore l'envie de reprendre la guitare, mais qui sait ? On s'est reformé en 1998 pour les 25 ans des Trans et je n'avais pas joué depuis 12 ans.


    F : Une nouvelle scène rennaise éclot aujourd’hui avec par exemple Bikini Machine ou The Wankin’ Noodles. Connais-tu d’autres groupes prometteurs sur le front musical ?


    M.P : Je travaille aussi aux Bars en Trans en tant qu'administrateur et chaque année ramène son lot de jeunes pousses. Il y a les Popopopops (pop :), Manceau (folk), Downtown Cuckoo (rock), Succes (électro rock), Superdrugz (grosse défonce :), The Bird Is Yellow (Punk Funk), Lug-Na (pop), Nimh (pop folk) et plein d’autres encore… La nouvelle scène est prometteuse et très ouverte. C'est, je pense, la force des années 2010 : que des artistes de 25 ans puissent avoir digéré 50 ans ou 60 ans de musique grâce à internet qui permet d'aller plus vite et de trouver tout, tout de suite. En 80 on mettait souvent longtemps avant de trouver l'album du groupe qu'on recherchait. Et il y a toujours beaucoup de talents en Bretagne et quelques scènes pour les écouter.


    F : Une reformation de Kalashnikov est – elle possible ?


    M.P : Qui sait. Par contre, on a en tête de sortir un DVD regroupant les archives vidéo et de rééditer notre seul album (un maxi 45) prochainement.

     

    LIEN :

    Myspace

    commentaires

    Tom Tipunk 02/08/2010 09:09


    Hello!
    A propos de la réédition de l'EP, il y a un site qui permet de "s'inscrire" pour permettre au groupe de jauger la faisabilité : http://www.tomtipunkrecords.net/kalashreed
    Il y a aussi un groupe Facebook : http://www.facebook.com/group.php?gid=119797978044265
    See U!


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