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Smokin' Willie - Same (1972)

par lou 7 Septembre 2011, 10:26

http://1.bp.blogspot.com/_m41c83U0p7I/SfEg0xjCuRI/AAAAAAAAACI/csiPXmHRF4M/s200/448600.jpgHeavy Psyché

 

 

 

Smokin' Willie - Same

 

 

 

Etre Sans Jamais Avoir Eté...

http://1.bp.blogspot.com/_TT-rC9PXgV0/SznKfjdbBLI/AAAAAAAAALo/PSK80HzeK4Y/s400/Smokin+Willie+1972.jpgDimanche matin de pluie. Temps merdique, propice aux vieilles douleurs, et aux ruminations. Les âmes carbonisées parlent aux marchands de parapluie. Passer ses nerfs, et pourquoi pas en descendant des gros nazes. Du genre énervant, avec leurs  rééditions faciles, et la vitrine allouée par des marchands de sommeil. A coups d'adjectifs somptueux et de rhétorique grand luxe. Qui attendent, avec leur sourire niais, près du tonneau de goudron et du sac de plumes. Sans seulement voir la grande machette, leur pendant au-dessus de la tronche. Pour Fuzzine, c'est donc Smokin Willie qui va se faire tailler en pièces. Américains de l'Indiana, un album en 1972, très grosse rareté monétaire. Un trio courageux ? La belle affaire. La formation en trident a donné de merveilleux moments, dans le passé. Et même sans une débauche de moyens (cf le plutôt réussi album de Pugsley Munion) on peut arriver à un résultat honnête. Donc, un mauvais groupe, niveau baluche, après trois laborieuses répétitions. Six morceaux seulement (au prix du beurre, vous avez intérêt à être passionnant dans vos propos). Un original, et cinq reprises. Si on prend en compte le fait que la dernière chanson n'est pas d'eux. Et dans ce cas, il faut me dire où ils ont trouvé ce Vehicle, alerte et gambadant dans la rosée. Véritable hobbit sous viagra, qu'on verrait bien sur une compilation garage de trentième zone.

 

Mauvais points, les vocaux sont atroces. Baragouin yaourt, à faire passer Dick Rivers pour Johnny Cash. Sans la crise de rire ou le recul. Ici, la première pensée qui vient est (et reste) que le type chante comme une boite de sardines rouillée. Et gâche, sans complexes aucun, le peu à sauver d'un tel naufrage. Réflexion valable également, pour l'unique composition sortie de l'imagination microscopique de ces gens. Hot Blooded Mama (laborieux pompage des Doors, tout de même) égayée par une jolie partie de fuzz. Mais alors, avant et après, qu'est-ce qu'on s'emmerde. Notez greffier, le guitariste est compétent. Dans ce cas, qu'on le laisse s'exprimer, arrêtez de le brimer. Qu'il fasse des heures supplémentaires (défiscalisées) au besoin. Sortez-le de ce cloaque. Très fort, alors que le débat sur l'euthanasie divise toujours, on parle de Smokin Willie, groupe à crever d'ennui, sur place. Inintéressant à ce point, c'est surement un complexe, un blocage mental, un traumatisme d'enfance qui les crucifie. C'est pas Smokin Willie qu'il faut les appeler, mais Ventilateur. Brasser de l'air je suis pour, en été. Avoir les pieds au frais, et la tête dans un nuage de glaçons. Ici on marine et on patauge dans le jus d'aisselles. Même pas le courage de les condamner à mort. Pour avoir laissé leur disque sortir avec une pochette pareille (en plus) ils sont sûrement plus bêtes que méchants. Ou totalement innocents. Rendez-vous compte, se risquer à reprendre House Of The Rising Run et Whiter Shade Of Pale. Morceaux atmosphériques, reposant avant tout sur la force interprétation, le vécu qu'on y met. Et ici recrachés sous forme de jams approximatives. Pissant l'huile de vidange, calant au feu rouge, sans honte. Se prendre pour Burdon ou Brooker, quelle rigolade. Alors qu'ils auraient pu se contenter d'esquinter Louie Louie. Comme tout le monde.  Allez, le charme de la violence c'est le retour de bâton. Inutile de s'acharner plus, le lien y suffira.  La caisse de tomates est fournie par la maison.

Laurent

 

Lien :

Hot Blooded Mama

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