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Garage Story / The Preachers, J.Winter, The Gestures, The Fabs

par lou 6 Octobre 2010, 10:43

Garage Story

By Guillaume

The Preachers : Who Do You Love

http://1.bp.blogspot.com/_Mdobvet11vo/TKw4U66_cqI/AAAAAAAABAs/_aBMerTHFpo/s320/preachers2.jpg

 

1966


Pebbles Vol.1 (BFD, 1979)


http://www.youtube.com/watch?v=Mq8OTfjSg6k


Parmi les nombreuses reprises de ce tube de Bo Diddley, celle-ci figure parmi les plus improbables. Non pas qu’elle s’éloigne énormément de l’originale mais le morceau déraille complètement pour partir dans la surenchère. Le morceau commence presque normalement avec des chœurs à la manière d’un «Twist and Shout» pour finir en cris hystériques. Côté mélodie, pas grand-chose à se mettre sous la dent, chez les Preachers on ne fait pas dans la dentelle. Simple voire simpliste, le groupe va droit au but. On pourrait dire bête et méchant. Justement, c’est ça qui est bon.

A voir, la vidéo de leur passage télé où ils paraissent légèrement allumés et se posent carrément en précurseurs du headbanging.

 

 

Macabre : Be Forewarned

1972http://www.popsike.com/pix/20071108/130171875825.gif

Acid Dreams Testament (Past & Present, 2009)

http://www.youtube.com/watch?v=vcohFXXM3PU 

Avant de devenir une des répliques américaines crédibles (mais plutôt méconnue) à Black Sabbath, Pentagram, comme beaucoup d’autres a fait ses classes dans un Rock un peu plus «traditionnel» assez proche des groupes de Garage des années 60. Arrivés après la bataille en 1972, Macabre se démarque de ses prédécesseurs en évoluant dans un registre assez sombre. Qu’on ne s’y trompe pas, les germes qui donneront naissance à Pentagram sont bel et bien présents : rythme plutôt lent, mélodies de guitares inquiétantes et un sens du riff assez proche du Hard Rock.

Le groupe durcira le propos peu de temps après pour être aujourd’hui considéré comme un des pionniers du Doom. Rien à voir, donc, et pourtant ce Single montre à quel point la différence entre les genres est parfois ténue et que des liens peuvent finalement être faits de manière assez évidente.


 

Johnny Winter : Birds can’t Row Boats

http://www.popsike.com/pix/20100507/330431209917.jpg

 

1966

Mindrocker Vol.4 (Line Records, 1982)

http://www.youtube.com/watch?v=SgQ65VvzJHM

Toujours chez les “stars” en devenir, en voila un dont le nom dira peut-être quelque chose aux amateurs de Blues. Johnny Winter n’en est qu’à son troisième single et n’est pas encore le fameux Bluesman qu’on connaît, ce qui n’enlève rien à la qualité de ce morceau qui apparaît en Face B de Leavin’ Blues.

Finalement assez éloigné de ce qu’on a l’habitude d’entendre chez Johnny Winter, «Birds Can’t row Boats » dévoile le côté pop du guitariste avec ses chœurs et ses mélodies de guitares légèrement psychédéliques qui rappellent plus les Yardbirds de « Happening Ten Years Time Ago » sorti la même année. On en viendrait à regretter qu’il n’ait pas plus exploré cette voie.

 

 

 

The Fabs : Dinah Wants Religion / The Bag I’m In

1966

Back From The Grave Vol.4 (Crypt Records, 1984)

http://www.youtube.com/watch?v=cVJ9acbwOnE

Back From The Grave Vol.1 (Crypt Records, 1983)

http://www.youtube.com/watch?v=iDwFaqA7c7Y

 

Je ne suis normalement pas sensé parler des deux faces des http://1.bp.blogspot.com/_Mdobvet11vo/TKw6PfsNY5I/AAAAAAAABA0/c0EBFjgacCo/s320/the+fabs.jpgsingles, ne connaissant souvent qu’un seul morceau (compil oblige) ou bien trouvant l’un des deux plus faible, mais force est de constater qu’il est difficile de départager ces deux faces au vu de leurs qualités.

Originaires de Dallas, les Fabs se forment en 1966 et enregistrent rapidement un 45T qui leur permettra de se faire connaître et d’enchaîner les concerts, les menant même à ouvrir pour les Seeds. Seule sortie du groupe, «Dinah Wants Religion» laisse la part belle à une fameuse ligne d’orgue qui mène le morceau de bout en bout laissant tout juste la place aux autres instruments. Amateurs de Farfisa, vous pouvez y aller les yeux fermés.

On ralentit la cadence avec «The Bag I’m In», reprise d’un morceau de Fred Neil. Version très personnelle toutefois car la musique n’a aucune similitude avec ce qu’a fait le chanteur folk. C’est typiquement le genre de groupe qui a influencé les Fuzztones, dont l’imagerie marécages/fumée verte correspond parfaitement à l’ambiance du morceau. Tout se joue sur le côté abrutissant (dans le bon sens du terme) du riff principal qui permet à l’orgue de sortir de sa planque le temps du refrain pour nous embrumer encore plus. Assez unique dans son genre.

 

The Gestures : Run, Run, Run

1964

Nuggets : Original Artyfacts from the First Psychedelic Era Vol.3 (Rhino, 1998)

http://www.youtube.com/watch?v=Sil8LnTsTsw 

http://1.bp.blogspot.com/_WWIy23PK7tM/SgsrwcSyxrI/AAAAAAAAAKg/WCiQnAsIRyg/s400/Front.jpgFort probable que le modèle des Gestures était les Beatles de la première époque. Bien que plus jeunes, ils correspondaient parfaitement à l’archétype du groupe à minettes, version gendres idéaux. Dans l’attitude comme dans la musique d’ailleurs. Assez inoffensive au premier abord, la musique de ce groupe, qui nous vient du Minnesota, révèle toutefois de vraies qualités.

Sorti fin 1964, «Run, Run, Run» est devenu le morceau phare du groupe.  Tout y est très propret, nous ne sommes qu’en 1964. Pas de déflagration sonore à l’horizon donc mais un petit bijou de pop. Difficile de ne pas penser aux Beatles lorsque l’on écoute ce titre. On y retrouve beaucoup de similitudes avec le groupe de Liverpool avec une petite touche de musique surf dont seuls les Américains en avaient le secret.

Et comme n’est pas Mc Cartney ou John Lennon qui veut, nos quatre garçons ne dépasseront pas le stade de l’unique tube malgré quelques autres belles réalisations à leur actif. «Run, run, run» a tout de même réussi à se hisser en tête de plusieurs classements aux Etats Unis.

 

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