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Mariani / Electromagnets : La patte Eric Johnson

par lou 10 Février 2011, 09:50

Mariani - Perpetuum Mobile

  

 

http://1.bp.blogspot.com/_-SosAYdQDss/ShB_SXJpIRI/AAAAAAAAA7w/2kS--vFiHz4/s320/Mariani+-+Front_1535x1535.jpgC'est comme dans la pub, un inconnu vous offre des fleurs. Pas de bol, il vous a pris pour un autre. Du coup, le mec passe son chemin comme un grossier. A la limite, c'est votre faute. Il y un volume à écrire sur les comportements beaufs, vous y pensez sérieusement. Haussement d'épaules, vous avez l'habitude, on vous a si souvent fait le coup. De toute la vague d'obscurités ramenées sur le sable au détour des années 90, bien peu pèsent le poids de Mariani, budgétairement parlant. Une fois qu'on débat gros sous et collectors. Enregistré en 1970 sur Sonobeat (petit label texan) Perpetuum Mobile a vécu le temps d'une rose. Ou, plus prosaïquement, celui de graver un test pressing, avant d'exploser. Laissant à peine une centaine de galettes, qui valent aujourd'hui le prix d'une Rolex présidentielle. Et encore, vous restreindre à votre seule intérêt pécuniaire, c'est déjà faire preuve de mauvais goût. Mais systématiser en référence la présence dans vos rangs d'Eric Johnson, sans chercher plus loin, ça devient de la mauvaise foi.

Eric Johnson, virtuose de la six cordes, 16 ans à l'époque, auteur d'albums solos ultra chiants. Certains, mieux intentionnés, vous parleront bien d'Electromagnets, autre combo Texan qui faisait du Jeff Beck (cuvée 1976, la meilleure) mieux que le maitre. Mais ils sont rares ces empêcheurs de rationaliser en rond. Submergés par la majorité et ses idées préconçues. Donc Mariani (nom de famille du batteur) power trio rugueux, géniteur d'un hard blues costaud. Vendu sous l'étiquette psychédélique, il s'agit plutôt d'un combo dans la lignée de Sir Lord Baltimore. En moins une-enclume-dans-les-dents, tout de même. Musique dure, sans fioritures inutiles, traversée d'embardées de guitare foudroyantes. De ce coté la, c'est la fête à tous les étages, le discours crépitant, les fringues qui crament si on approche trop. Cream débarrassé de ses mauvais tics, si on devait trouver un slogan. Sens du riff qui tue, également, belles parties de basses, batteur ultra limité (avec hélas des prétentions de soliste) vocaliste papier de verre...

Un de ces bons albums incendiaires, qui annonçaient les choses à venir. Plus que systématiquement omis dans les ouvrages de référence, on trouve assez facilement la réédition Akarma (avec sa pochette à peine pompée sur le premier Dust). Par contre, niveau vinyle, c'est un peu le bordel. Je possède ce disque avec trois couvertures différentes, les titres des chansons varient, le personnel cité nomme trois vocalistes différents. Débrouillez vous avec ça, les copains. C'est souvent le prix à payer, au pays du rock, remplissez vos oreilles et remisez vos questions. De toute façon, on n'en saura pas plus. Bilan globalement positif, en attendant. Ah oui, dans leur petite maison de disques texane, ils avaient Johnny Winter comme collègue de travail. Comme quoi, les PME ça peut être sympa.

Laurent

LIEN :

Things Are Changing

 Electromagnets - Self titled


http://4.bp.blogspot.com/_yjxsQCLQxYo/TLBGMiwlxCI/AAAAAAAABA8/9Jg2xGwtKIo/s1600/Electromagnets+-+Electromagnets+-+Front.jpgAllez, cadeau de fin d'année, on va pousser la bonté jusqu'à vous faire un petit topo sur Electromagnets. Le jazz rock est rarement un cadeau, plutôt un chemin de croix tracé par des virtuoses à la petite semaine. Super techniciens imbus de leur facilité, surdoués gonflant leur monde avec un stupéfiant culot.  Échappent à la malédiction Miles Davis, Mahavishnu Orchestra (et encore pas toujours) et le Jeff Beck de Wired, sommet du genre. Mais à qui il faut donc opposer Eric Johnson, le temps de ce disque. Déjà, chapeau pour le travail technique. Passer du registre blues rock de Mariani  à celui stellaire de Beck, c'est surement pas du gâteau. Musique très complexe donc, mais où les protagonistes semblent s'écouter le minimum pour éviter de tomber dans la confiture. De toute façon, c'est le boss qui règle les conflits, à coup de fusées vertes et rouges. Distribuées sadiquement, dans un ciel qui attend sa ration de poudre. Bon, pas non plus le sport à pratiquer deux heures de rang. C'est beaucoup demander au rocker qui sommeille en vous. Surtout quand les diamants virent à la purée FM (la douloureuse partie vocale de Salem). Heureusement que le saxo vieux tabac de Minus Mufflers vient réchauffer la température, beau tempo moyen tout en finesse. D'une façon générale, l'équilibre des parties en présence est bien respecté, ça se marche pas trop sur les pieds. Écoute attentive recommandée, réactions cérébrales plus qu'organiques à prévoir. Les bonus live sont à éviter, au fait. On y retrouve un fichu esprit de compétition entre les instrumentistes, et la guitare abandonne la dentelle pour des éructations dignes de Van Halen, un soir de cuite. Pour érudits ou épicuriens.

Laurent.

LIEN :

Dry Ice

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