Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Underground - Twink / L'entrevue

par lou 25 Février 2013, 09:39

L'ENTREVUE DU MOIS

 

TWINK

http://i2.listal.com/image/167567/200full-.jpg

 

La légende en béton

Par n'importe par quel bout que vous le preniez, difficile d'avoir un CV mieux garni que celui de Twink: Fairies, Tomorrow,  Pretty Things, Pink Fairies,  la dernière apparition live de Syd Barrett, qui dit  mieux ? C'est pourquoi le collectif Fuzzine est fier de vous offrir une (trop courte) interview du bonhomme. Son nouvel album, la réédition de Think Pink, son groupe avec Ron Wood et Jon Lord... On avait un million de questions à lui poser. Grâce a notre ami Roland, cette quête est en partie satisfaite. Place à l'action.


Fuzzine : Comment avez-vous commencé votre carrière musicale, avant les Fairies ? D'où vient votre surnom «Twink» ?


Twink : J'ai débuté avec les Airliners (à la guitare et au washboard) les Black Zillians (batteur) les Angels (guitare et chant) des groupes de skiffle. Puis les Planets (batteur) Eddie Lee Cooper & The Trappers (batteur) Jimmy Pilgrim & The Strangers (batteur) puis Dane Stevens & The Deepbeats.


(Le premier des trois singles des Fairies est sorti en 1964. Leur classique à eux se nomme Get Yourself Home).

T : En parcourant l’Écosse avec les Fairies (en 1964/65) on s'était construit une bonne base de fans. Qui nous envoyaient des cadeaux, à notre appartement de Londres. J'avais les cheveux frisés et ébouriffés, et je recevais une lotion capillaire nommé «Twink Home Perm» par jeu. Le reste du groupe, pour déconner, a commencé à m'appeler Twink, ce qui est resté.

Fuzzine : Premiers et derniers disques achetés. Pensez-vous qu’il soit important de posséder matériellement sa musique ?


T : Le premier était Hound Dog, par Elvis Presley. Le dernier était Another Cup, de Yusef Islam (Cat Stevens). Je ne pense pas qu'il soit important de posséder matériellement sa propre musique. Mais j'aime le processus d'enregistrement. Et je respecte ceux qui désirent collecter leurs enregistrements musicaux.

http://2.bp.blogspot.com/_3JckQQgTbxE/TFrRiFmBRAI/AAAAAAAABDw/CxahG-wgdUo/s1600/tomorrow.jpg
 

F : Vous jouiez à l'UFO Club de Londres, avec Tomorrow. Quels sont vos bons et vos mauvais souvenirs ? Pourquoi la vie du groupe a t-elle été si brève ?

T : Tous mes souvenirs de l'UFO Club sont bons. En particulier la nuit où Jimi Hendrix a tapé le bœuf avec nous. La vie du groupe a été parasité par le succès de Excerpt From A Teenage Opera (gros hit solo de Keith West, chanteur de Tomorrow).
 

F : Étiez-vous le batteur du Santa Barbara Machine Head. Avec Ron Wood, Jon Lord, et Kim Gardner, bassiste de Creation ?


T : Tout à fait. En 1967, alors que j’étais batteur avec Tomorrow, je partageais une piaule avec Jon Lord. Un jour, Jon m’a invité avec nos amis Ron et Kim dans les studios Decca. Pour enregistrer trois morceaux produits par Gus Dudgeon. Le Santa Barbara Machine Head était né pour une seule journée. Un bon moment de rigolade, pour concevoir Albert, Rubber Monkey, 
et Porcupine Juice.  

(Gus Dudgeon est le futur mentor d'Elton John).

http://images.45cat.com/the-aquarian-age-good-wizard-meets-naughty-wizard-parlophone.jpgF : Après les Pretty Things, vous avez sorti un formidable single (avec John Wood, bassiste de Tomorrow) sous le nom d'Aquarian Age. Il y a d'autres enregistrements ?


T : Après Tomorrow, effectivement. J’ai enregistré 10,000 Words In A Carboard Box avec John "Jnr" Wood sous le nom de The Aquarian Age. Nous avons enregistré quelques démos chez EMI, je crois qu’elles ont disparues. Nous avons refait ensemble deux titres de Aquarian Ages - Tiptoe On The Highest Hill & 10,000 Words In A Cardboard Box pour l’album Think Pink, et ça a plutôt bien tourné.


F : Vous avez vécu l'époque psychédélique à fond. Presque cinquante ans après, que pensez-vous de ces temps acides ? Les drogues étaient-elles un facteur important ? Où est la révolution aujourd'hui?


T : Les drogues psychédéliques étaient incroyablement importantes, à l'époque. La musique qu'elles ont aidé à créer ne peut pas être minimalisée, engendrant classique après classique. La révolution est vivante, elle avance à son propre rythme.

 
F : Vos descentes dans les clubs Londonien étaient elles aussi chaotiques qu'on l'a souvent raconté ? Il y a cette histoire, selon laquelle vous auriez été trimballé dans une caisse de batterie, pour en sortir à poil, avec uniquement vos bottes ?


T : Mes exploits dans les boites de Londres, peuvent êtres qualifiés de chaos. Cette période s'est étirée sur dix ans. Je vois de quelle nuit vous voulez parler. C'est drôle, agréable à lire, mais en partie faux. J'étais interdit de séjour au Speakeasy Club, et cette fois-là on m'avait refusé l'entrée. Le coup de la caisse de batterie a été suggéré, mais j'ai pu me faufiler incognito. Je suis allé directement backstage, pour rencontrer le groupe, le MC 5. Quand ils ont commencé à jouer, j'ai attendu dix minutes, et j'ai sauté sur scène. A poil et sans mes bottes.


F : Vous avez écrit la chanson Do It après avoir envoyé une lettre à John Lennon, en lui demandant de l'aide pour composer. Message resté sans réponse. Exact ?


T : J'ai reçu une lettre de Bag Productions, la compagnie de John et Yoko. M'expliquant qu'ils étaient trop occupés pour composer pour les Pink Fairies. Do It (Bouges Toi) est venu comme ça.


F: Êtes-vous toujours en contact avec les anciens Pink Fairies ? Larry Wallis et Mick Farren ne sont pas tendres quand ils parlent de vous ?


T : Je suis toujours en relation avec certains d'entre eux. Martin Stone travaille avec moi sur un nouvel album You Reached For The Stars par Twink & The Technicolor Dream à paraître plus tard cette année. Larry et Mick ne vont pas bien, donc aucun commentaire.


(Martin Stone a été guitariste occasionnel  chez les Pink Fairies. Et aussi membre d'Action, Mighty Baby et Savoy Brown. Absolument lire les deux formidables bouquins que sont Cosmic Boogie et Give The Anarchist A Cigarette, pour bien comprendre la relation houleuse entre Twink, Wallis et Farren).



http://www.aural-innovations.com/robertcalvert/collab/images/pinkfairies/fair3y.jpgF : Est-il vrai que le CD Pleasure Island, réalisé avec Paul Rudolph (Deviants, Pink Fairies, Hawkwind) était une façon de l'aider à récolter des fonds, pour soigner son cancer ?


T : Pleasure Island a pu le dépanner. Mais je sais que la compilation Do It. The Pink Fairies 1969-1971 (sur Bomp) a permis à Paul de lever des fonds.

F: Think Pink est de nos jours un gros collector. Ça vous inspire quoi ? Qui était la fille à l’arrière de la pochette ? Parlez-nous de feu Steve Took, qui était je crois un de vos bons amis.


T : Think Pink est pour moi le reflet d'une époque. Avec de merveilleux souvenirs. C’est intéressant que Think Pink soit un objet de collection de grande valeur. Car Il y a d'excellentes performances sur l'album par les musiciens participants et leur valeur de rareté sont également impliquée. La fille sur la pochette était ma copine, «Silver Darling». Steve Perergrine Took, un musicien très douée, qui je pense s'est perdu et à été mal dirigé. Un grand ami.


(Percussionniste du premier Tyrannosaurus Rex, Steve Took était un vrais cas acide. Grand défoncé, il  est mort à trente ans, en 1981).

 http://www.stevetook.mercurymoon.co.uk/welcome.html

F : Vous avez monté un trio (Stars) avec Syd Barrett, en 1972. Avait-il déjà largué les amarres ?


T : Stars a été une vraie partie de plaisir. Et Syd avait toute sa tête.


F : Parlez-nous des autres groupes avec qui vous avez joué ? Y a t-il quelqu'un a qui vous aimeriez servir de batteur ?


T : J'ai joué avec Magic Muscle, Hawkwind, Plasticland et Bevis Frond. Ce serait bien de refaire des trucs avec Jeff Beck, Rod Stewart et Ron Wood.


F : Que pensez-vous de la nouvelle scène acide, en général ?


T : Très excitante.


F : Au sujet des Lost Experimetal Recordings, était-il prévu de les sortir dans le commerce ? D’où cela venait il ?


T : Au départ, oui c’était prévu pour être diffusé. C’est venu comme ça, avec le vent !


http://farm2.staticflickr.com/1432/537852578_7489090567.jpgF : Sunbeam Records réédite Think Pink ( dont 8  bonus) avec votre étroite collaboration. Comment tout cela est il arrivé, d’où viennent les inédits ?

T:  Il y a quelques années, j'avais parlé à Richard Morton Jack,  à propos de la réédition de Think Pink. Mais étant tout les deux très occupés à l'époque, nous avons donc mis le projet en veilleuse. Nous avons repris contact l'année dernière, nous nous sommes rencontrés à Londres pour en reparler, et pris la décision d'aller de l'avant. Sunbeam Records a la réputation d'être une bonne maison de disques. Leurs produits répondent à toutes les  exigences des fans et collectionneurs. Les titres bonus viennent de l'album The Never Neverland & Think Pink Demos, et d 'Aquarian Age.

F : Vous êtes en train d’enregistrer un album You Reached For The Stars avec The Technicolor Dream, comment ce projet est-il né ? Une tournée est prévue, y aura-t-il des dates en France ?


T : Il est né en début d’année. Pas de date en France pour le moment


F : Et votre autobiographie ?


T : J'y travaille.


F : Autre chose que vous auriez aimé dire a Raveup60?


T : Continuez le («Keep Doin It»).

 

Entretien mené par Laurent et ses acolytes, avec l'aide précieuse de Roland!

commentaires

Matt 27/02/2013 11:40

Super les gars ! entrevue courte mais intéressante , moi qui suis fan de Think Pink et qui apprécie le gars, c'est plaisant à lire !

Haut de page